#4 QUOI DE NEUF SUR INSTA

Mis à jour : 15 nov. 2020




Shalom, Salut, Salam,


Je viens de me rendre compte que je n'étais pas du tout à jour sur les quoi de neuf insta ! Je travaille sur plusieurs projets en même temps et je me suis laissée déborder. J'en profite pour vous annoncer que "connaître les bases" et "à partir d'une côte" qui sont actuellement en rupture de stock sont en train d'être réédités. Mon prochain livre est en relecture et sortira début 2021 si Dieu le veut. Nous avons débuté la série "méthodo" et les replays sont accessibles dans la rubrique "émissions" du site, nous commentons ensemble les versets "polémiques" de la Bible hébraïque, de la Bible chrétienne, du Coran, avec méthodologie, traduction etc. Et, les cours pour les étudiants ont repris il y a bientôt trois semaines pour une deuxième période. Bref, pas de chômage ni de confinement intellectuel pour ILETAIT1FOI !


Je rattrape donc mon retard pour ceux qui n'ont pas l'application INSTAGRAM et qui ne peuvent pas suivre ILETAIT1FOI avec cette publication qui reprend ce qui s'est passé ce dernier mois.

Nous connaissons tous les 12 tribus d'Israël mais curieusement, moins les 12 tribus d'Ismaël. J'ai donc partagé avec vous un tableau récapitulatif sur les tribus. Israël/Jacob est le fils d'Isaac, lui-même fils d'Abraham. Ismaël est également le fils d'Abraham. Nous remarquons la proximité des noms, qui s'explique par le fait que l'arabe et l'hébreu sont deux langues sémitiques.


On parle souvent de l'importance de maîtriser l'arabe ou l'hébreu quand on fait de la théologie, mais le français est important aussi. Dans cet exemple, avec Juif et juif. Cela permet de comprendre pourquoi quand on parle de la Shoah on parle des Juifs. En dehors de leur religiosité, c'était aussi leur origine, leur histoire, et leur peuple qui était visé. Un Juif peut être un juif. Un juif peut ne pas être un Juif. Cela est aussi un facteur qui nous amène à comprendre pourquoi en France, on associe souvent l'arabité à l'islam, ou l'islam à l'arabité (ce qui est totalement faux).


Nous avons également abordé la question des prières pour la République, avant que le CFCM décide d'en mettre une en place le vendredi qui a suivi l'assassinat de Samuel Paty. En réalité, chez les catholiques c’est une tradition bien antérieure au Concordat. Le règne de Louis XIII est sujet à de nombreux troubles. Le pays est en guerre, et le roi n’a toujours pas d’héritier. En 1636, la reine Anne d’Autriche souhaite que la France se consacre à la Vierge Marie. L’année suivante, le roi Louis XIII en compagnie de la reine effectue un pèlerinage et l’héritier, futur Louis XIV, naîtra neuf mois plus tard. Louis XIII publie le 10 février 1638 un édit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Il instaure aussi une procession chaque année le 15 août pour la fête de l’Assomption, dans toutes les églises du royaume. A la promulgation de la séparation des églises et de l’Etat, le pape Pie X  affecté par la séparation de l’Église et de l’État en France, adressa une prière au peuple français. À Lourdes, en 1983, à la fin de la procession du soir, Jean-Paul II prononça un réquisitoire engagé, louant l’histoire de la France et appelle les fidèles français à retrouver la foi. Pour marquer la fête de l’Assomption, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, demande en 2012 qu’une prière dite « universelle pour la France » soit lue dans toutes les églises. Du côté protestant et juif, le Concordat prévoyait également que les différents ministres des cultes protestants prient « pour la prospérité de la République française et les consuls » durant leurs offices. Aujourd'hui côté juif, une Prière pour la République française est encore dite en français ou en hébreu chaque semaine lors des offices du chabbat, le matin, et à l'occasion de cérémonies officielles en France.



Nous avons abordé une série spéciale "Halloween", et nous avons discuté des vampires. Les vampires sont ces créatures maléfiques assoiffées de sang (les religions interdisent la consommation de sang), qui ne vivent que la nuit ou du moins dans l'obscurité (les ténèbres) et encore qui dorment dans des cercueils. Ces vampires, en revanche, dans les films, disparaissent dans d'atroces souffrances en se faisant jeter sur eux de l'eau bénite. L'eau bénite, l'eau du baptême, c'est la purification du corps, de l'âme et de la conscience. C'est la présence divine, la présence de l'Esprit Saint et forcément, du combat contre les forces du mal.



C'est le dictionnaire de l'académie française qui associe le sabbat et le shabbat : " XIIe siècle. Emprunté, par l’intermédiaire du latin sabbatum et du grec sabbaton, de l’hébreu shabbath, de même sens, puis, par dépréciation du sabbat des juifs par les chrétiens, « grand bruit » et « assemblée de sorcières », lui-même dérivé du verbe shabath, « s’arrêter, se reposer ». On sait que le shabbat est le repos consacré à Dieu que les juifs observent le septième jour de la semaine, du vendredi au coucher du soleil jusqu’au samedi à la tombée de la nuit, et qui s’accompagne d’un grand nombre de prescriptions. Le sabbat des sorcières viendrait de abasius, chef du sabbat, autrefois l’un des surnoms de Bacchus, grand maître des sorciers dans l’antiquité païenne, souvent représenté comme un bouc. 

Mais au Moyen-Âge, dans une société profondément antijuive, (et antisorcières), il est communément admis, dans l'évocation de la sorcellerie, d'employer les métaphores suivantes pour désigner les célébrations sataniques : on parle tour à tour de "Synagogue de Satan", de "Sabbat des sorcières", de "Cabale mystérieuse".  C'est surtout en Alsace et en Allemagne que de tels modèles s'élaborent. On va voir des caricatures et représentations du juif va se muer en créature fantastique, velue, affublée de cornes et de griffes acérées. Il est devenu démon lui-même, laid et répugnant ; anormal, il a des mamelles (collusion dans l'imaginaire médiéval du juif et de la femme-sorcière), et un sexe saillant (goût pour le lubrique) ; et enfin pour ne point s'y tromper, ils sont représentés avec des capes et sur la cape : la rouelle. Au total, ces mythes, qui associent étrangeté, rapacité, lubricité et laideur à la personnalité même du juif, annoncent les fantasmes qui présideront aux représentations même de la sorcellerie. Sources :  R. Reuss, La sorcellerie au xvie et au xviie siècle. Paris, 1871



« L’heure du diable » est souvent évoquée dans les films d'horreur, on voit les réveils en gros plan à 3h du matin. Cette idée semble être directement née du fait que les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc nous disent que Jésus est mort pendant la « neuvième heure ». Selon un calcul contemporain, cela correspond à 15h. Pourquoi 3h et pas 15h dans ce cas ? Parce qu'à 3h le soleil est couché depuis longtemps, et ne se lève pas avant plusieurs heures. Le milieu de la nuit est un moment de vulnérabilité, l'homme dort profondément et le réveiller à ce moment là peut perturber le cycle circadien et provoquer un sentiment d’anxiété et de morosité. Il est alors facile pour les démons de s’emparer d’un corps. Cette vision des démons et de la nuit apparaît dans l'Evangile de Jean et dans la tradition musulmane (sahih muslim tome 5, hadith n°5250), et comme vous pouvez le lire dans la tradition musulmane, on ne parle pas "d'heure du diable" mais d'un moment dans lequel il est le plus présent : la tombée de la nuit.


Depuis la « redécouverte » de cet épisode surtout par des écrivains depuis le XIXe siècle la popularité de Lilith n’a cessé de croître dans la littérature, la chanson, le cinéma et évidemment sur internet, où l'on peut trouver des centaines de sites consacrés à Lilith, des plus savants au plus sataniques en passant par les plus érotiques. Qui est Lilith ? D'après le Talmud Chabbath 151b, Lilith est la mère des démons. La Genèse offre deux récits l'un après l'autre de la Création de la femme. Au début c'est précisé que Dieu créa l'homme et la femme genèse 1,27, et quelques versets plus tard, que Dieu créa la femme à partir d'une côte Genèse 2,22. C'est cela qui a fait naître l'idée qu'avant Eve, il y a eu cette compagne d’Adam qui n’est pas créée de sa côte, mais de la terre comme lui. Une querelle portant sur les positions que chacun voudrait adopter dans les relations sexuelles, chacun préférant être au-dessus de l'autre n'apparaît pas dans la Genèse, mais la justification apportée par Adam : « tu es destinée, toi, à être au-dessous et moi au-dessus » s’appuie, elle, sur un aphorisme talmudique. En effet, dans le traité Nidda, à la question « Pourquoi [dans les rapports sexuels] le visage d’un homme est-il tourné vers le bas, et celui d’une femme est-il tourné vers le haut, vers l’homme ? » la réponse est simple et définitive ! : « Parce que c’est l’endroit où il a été créé et parce que c’est l’endroit où elle a été créée. » (Nidda, 31a du TB). Des informations complémentaires tirées du dictionnaire encyclopédique du judaïsme sont intéressantes. (J'ai vérifié dans Esaïe mais je possède les exemplaires bibliques français et donc le mot utilisé en Esaïe 34,14 chez moi est "démon" et pas Lilith. C'est un commentaire de Rachi qui nomme "Lilith" à la place du mot "démon".)


Puis, nous avons parlé de Laya, la femme de Job selon la tradition musulmane. J'ai partagé avec vous sur le site un extrait du livre qui traite des femmes des prophètes, version islam, à propos de la femme de Job (en français, Iyov en hébreu, Ayoub en arabe). Ce livre s'intitule " les femmes des prophètes" des éditions al iman.


Tout le monde connaît Job, prophète de l'Ancien Testament qui a souffert de la maladie, perdu ses biens (qui étaient extrêmement nombreux, Job avait une excellente situation), sa famille et ses amis. Extrêmement éprouvé, Job est le prophète auquel vont s'identifier ceux qui souffrent, et qui persistent dans la foi. Et si tout le monde connaît Job, on s'intéresse moins à l'histoire de son épouse. L'Ancien Testament ne donne pas son prénom, le Coran non plus, c'est les exégètes qui le font et qui disent, dans l'islam, que la femme de Job s'appelle Laya (Léa, fille de Manassé, fils de Jacob) renommée aussi Rahma (miséricorde en arabe) tant elle a été dévouée pour son époux. Elle a tout perdu, matériellement. Elle a perdu des enfants, perdu des amis, elle voyait, entendait son mari souffrir, les descriptions de l'état de Job sont affreuses et écœurantes (abcès purulent sur tout le corps). Néanmoins les textes racontent qu'elle a perdu patience, une fois. Elle a voulu vendre quelque chose qui lui appartenait pour tenter de s'en sortir, et secouer son mari. Une humaine, avec ses émotions, qui, face à l'adversité, perd la face. Mais Dieu sait qu'elle est bonne, dévouée, pieuse, et la récompense ! Elle ne sera pas touchée dans son intégrité physique au moment du serment de son mari, et récupérera ses biens et sa famille. Car en effet, après avoir enduré l'insupportable en gardant la foi, l'épreuve se termine. Job est guéri, et Dieu lui donne une situation encore meilleure que celle qu'il avait avant l'épreuve.

Saviez-vous que le terme « arachnophobe » signifie : la peur des araignées. Ce terme nous vient de la mythologie grecque et plus précisément d’Arachné, une mortelle qui tenta de défier la déesse Athéna.

Arachné avait un don incomparable dans l’art du tissage et sa réputation ne tarda pas à faire le tour du pays. Tout le monde pensait qu’elle était l’élève d’Athéna, mais la jeune femme niait ces propos. Pire même, elle demandait en quoi pouvait-elle être l’élève de la déesse alors qu’elle était persuadée d’être meilleure qu’elle ! Irritée Athéna ne tarda pas à faire son apparition devant Arachné et de la mettre au défi. Très vite un concours de tissage s’organisa entre les deux femmes. Alors chacune de leur côté, elles commencèrent à tisser avec la plus grande concentration. La toile d’Arachné était tellement magnifique que tous les regards se portaient sur elle, oubliant totalement l’œuvre d’Athéna. Il fallait se rendre à l’évidence, la plus grande tisseuse de tout les temps était une mortelle et c’était Arachné !

Folle de rage, Athéna se précipita sur la toile et commença à l’arracher, la réduisant en mille lambeaux. Humiliée, Arachné se pendit. Quand Athéna vit le corps suspendu et inanimé de sa rivale, elle eut pitié et lui redonna ainsi la vie mais lui dit « Vis, mais reste suspendue, misérable ! Si tu prétends être si douée pour le tissage alors tu tisseras toute ta vie ! » Puis elle métamorphosa Arachné en… Araignée !

Genèse chapitre 1 ou Coran sourate 7 verset 54. La Création du monde en 6 jours, ayam, périodes, est une croyance fondamentale pour celui qui croit en Dieu. C'est l'origine du monde, l'origine de la vie, et ce temps précieux qui a été utilisé pour créer, oblige l'humain à RESPECTER la Création. Et l'ensemble de la Création. L'humain a été créé en dernier. Avant lui, ont été créés la verdure, les mer, les fruits, les légumes, les animaux. S'il détruit la Création, il détruit ce qui le fait vivre et ce qui était avant lui. S'il détruit la Création, il détruit ce que Dieu a créé. Imaginez la stupeur si dans un musée quelqu'un enjambe la barrière devant la Joconde. Et détruit cette œuvre, peinte par un auteur que l'on considère comme un génie dans son domaine. La stupeur doit être la même pour le croyant qui constate avec effarement que la Création est détruite, malmenée, gaspillée. Que d'autres humains n'ont plus de territoires, ne mangent pas, ne boivent pas, n'ont plus accès à la Création. L' "écologie" est donc l'affaire de tous.

Nos fils d'actus sont blancs, et en voilà l'explication. Ce "noun" en arabe est en lien avec le terme nasara/ nasrani (voir photo 4). Un symbole présent en France (à l'initiative d'une française d'ailleurs) mais qui est souvent critiqué puisque les chrétiens d'orient sont des masihiyyin (voir photo 3). Plus d’un théologien a soulevé la différence entre les deux termes, "Nasrani" étant le chrétien selon la vision coranique. Mais symboliquement, ici en France, cela a au moins un mérite : mettre l'accent sur des faits souvent placés sous silence, et qui sont pourtant très nombreux : dégradations de lieux de cultes chrétiens, agressions etc. Ce symbole est revenu aujourd'hui dans nos fils d'actualité à cause de la tragédie de ce matin qui a eu lieu à Nice et qui a causé la mort de 3 personnes.

Aujourd'hui, on revient sur un concept qui fait de temps en temps l'actualité : le refus de serrer la main pour des raisons religieuses. Ce sont souvent des juifs et des musulmans qui sont touchés par ces faits puisque dans leur religion, la règle de base est celle de ne pas avoir de contact avec autre que ses proches et son époux/épouse. C'est souvent repris dans les médias comme un acte "anti-femme", il est plutôt à voir comme un acte "pro-ma femme" 🤣 Le terme hébreu pour celui qui respecte ce commandement est chomer neguia s'il est un homme, et chomeret neguia si c'est une femme. Cependant, dans le judaisme, il existe un principe, appelé « assouk bémélakhto » qui permet de contourner la règle dans un pays où la coutume est de saluer de cette façon. C'est à dire que dans le cadre du travail ou d'une représentation politique, on considère que la personne, occupée à son travail, n'a pas le temps de sentir une attirance etc. C'est justifié uniquement pour la salutation (la règle de politesse et la bonne image que l'on renvoie de soi et de la religion est supérieur dans ce cas), puisque le principe ne vaut pas, par exemple, lors d'une activité professionnelle de massage ou autres.



Dans la série : on regarde quoi ce soir" j'ai partagé avec vous Soumaya. Ce film respecte les règles fixées par Iletait1foi (pas de scènes de violences, de nudité et de sexe) et il est actuel puisque c'est l'histoire d'une femme qui se retrouve licenciée et qui apprend les raisons de ce licenciement à la TV. Accusée de radicalisation, Soumaya doit se battre pour faire entendre sa voix. Un film poignant, disponible sur le site soumaya.fr en VOD (5€) Intéressant avec des ados (moins avec des enfants).


J'ai également partagé ce documentaire de Gilles Vernet, découvert pour ma part à @ilotdescombes, qui respecte les règles fixées par iletait1foi (pas de scènes de violences, de nudité et de sexe). C'est un instituteur de CM2 qui filme ses élèves en les questionnant sur notre mode de vie et notre rapport au temps. Pourquoi nos sociétés recherchent-elles toujours plus de croissance ? À quel impératif obéit cette accélération alors même que ces enfants de 10 ans mettent en évidence ses limites ? Un documentaire vraiment bien construit et dynamique, qu'on peut facilement reprendre en famille. Réagir nous-même aux réactions, faire le test du jouet pour notre rythme de marche.. Très facile à restituer. Et évidemment, très facile aussi à restituer religieusement, puisque l'écologie, le respect des rythmes, et l'aversion pour la cupidité sont des thèmes généraux et aussi bien juifs, que chrétiens, et que musulmans.



J'ai également partagé Coco, l'histoire de Miguel, petit garçon mexicain qui veut devenir musicien mais son arrière arriere grand mère vivait avec un musicien qui a tout plaqué pour aller vivre de la musique, laissant coco, sa fille et Imelda sa femme, seules. Sa famille s'oppose donc à Miguel. Le petit garçon malheureux se retrouve alors avec ses ancêtres, venus spécialement en visite lors du dia de los muertos, célèbre fête mexicaine, et se retrouve dans un univers où sont mêlés souvenirs, liens familiaux etc. Ce film est intéressant pour traiter du lien familial et de l'importance de ne pas oublier nos proches. On peut facilement faire le lien avec l'importance de prier pour eux, ou de faire des invocations pour eux, selon la religion que l'on a. La traversée du pont dans le film, peut aussi, avec les ados musulmans, être un thème à mettre en relief : personne gentille et pieuse ici bas = personne appréciée = plus les gens qui invoquent au moment de la mort = passage dans l'au-delà sera facilité. Et comme beaucoup de films, celui-ci aborde le dépassement de soi, l'autorité familiale, et peut amener à réfléchir : ici on a l'impression que la famille de Miguel est injuste de lui interdire la musique, mais quand on découvre l'histoire familiale, on comprend mieux. On peut donc discuter avec les jeunes du "pourquoi il y a telle règle à la maison" elle semble injuste mais elle est mûrement réfléchie par les parents.


Retour en quizz sur un élémentaire, nous avons expliqué pourquoi le vendredi est le jour des musulmans, en citant à la fois le verset sur l'appel à la prière de la sourate "le vendredi", et les hadith tirés des sahih muslim comme par exemple celui-ci « C’est le jour qui a vu naître Adam, le jour où il lui fut assigné le Paradis comme demeure et le jour où il en est sorti » (hadith n°854) .


Nous lisons dans la Torah qu'avant Noé, tous les hommes étaient végétariens. C'est l'interprétation qui est faite du verset de la Torah où Dieu précise qu'Il a créé la végétation pour les humains. Après l'épisode de Noé, les humains sont devenus omnivores (voir Genèse 9,3). Pas de traces de cela dans l'islam, les versets 2,35 ou 20,118 parlent en effet de fruits, de jardins pour Adam, mais les exégèses ne précisent pas pour autant qu'ils étaient végétariens et que ce régime alimentaire est devenu obsolète avec l'arrivée de Noé. Pas de traces de cela dans le christianisme non plus.


En point conso, nous avons analysé le Surimi. A cause de la présence de fruits de mer qui sont interdits à la consommation dans la casheroute, ils doivent avoir la mention "cacher", ce qui signifie qu'ils ne sont constitués que de poisson. Pour l'islam, ceux qui ne consomment pas de fruits de mer préféreront choisir ceux qui ont le tampon cacher (grandes surfaces ou épiceries spécialisées). En effet, les musulmans qui suivent l'école de jurisprudence hanafite ne mangent pas de fruits de mer.


L’armistice signé le 11 novembre 1918 fut forcément fêté avec enthousiasme et de bruyantes manifestations dans les rues. Mais l’ancien combattant de l'armée britannique Edward George Honey a, dans une lettre ouverte au journal London Evening News en mai 1919, suggéré le principe d'un temps de recueillement silencieux pour célébrer le premier anniversaire de cet armistice dans le Commonwealth. Cette forme laïcisée de la prière pouvait réunir aussi bien croyants de toutes dénominations que non croyants. Il proposa une période de 5 minutes de silence qui fut jugée trop longue, tandis qu'une minute était trop courte. C’est James Percy FitzPatrick qui suggéra deux minutes le 27 octobre 1919 à George V, roi du Royaume-Uni, qui rendit ce temps officiel le 7 novembre 1919 pour le jour du Souvenir : deux minutes de silence (symboliquement une pour les morts, une pour les survivants) sont dès lors observées à 11 heures dans tout le pays (heure de l'entrée en vigueur de l'armistice), le 11e jour du 11e mois de chaque année. C’est à partir de 1922 que la minute de silence pour la France entière s’est ajoutée aux commémorations déjà existantes (dont le fait de sonner les cloches) le 11 novembre à 11 heures.

Et enfin, un point culture générale amusant : nous connaissons tous la marque Kellogg's. Mais on connait moins John Harvey Kellogg, médecin en chef du sanatorium de Battle Creek, dans le Michigan. Il était membre de l’Eglise adventiste du septième jour. Il défendait le "mouvement de la vie saine", qui militait pour l’importance de l’hygiène, de la propreté et de la pureté. Parmi les combats de ses partisans, la lutte contre le sexe sous toutes ses formes. Il a fait de ses convictions un ouvrage Plain Facts for Old and Young: Embracing the Natural History and Hygiene of Organic Life (Faits simples pour les vieux et les jeunes : Comprendre l’histoire naturelle et l’hygiène de la vie organique). On y trouve notamment des conseils pour les personnes obsédées par la masturbation, appelée aussi onanisme. Selon ce médecin, la nourriture trop grasse et trop épicée pouvait être la cause des besoins de masturbation. Il recommandait donc d’avoir un régime très simple pour les réduire. C'est alors qu'il  invente les corn flakes — des flocons de maïs cuits au four — pour les patients du Sanatorium, le but étant de créer la recette la plus fade et la plus insipide possible pour les patients, car ces céréales devaient avoir un effet anti-aphrodisiaque. Le succès commercial des corn flakes conduit à une dispute entre les frères Kellogg. Will Kellogg, qui avait davantage la fibre commerciale que son frère, propose d’ajouter du sucre à   la recette originale et de commercialiser le produit, à plus grande échelle cette fois. John Kellogg refuse, arguant que cette nouvelle recette serait totalement contraire à l’esprit du régime alimentaire du sanatorium. Will Kellogg fonde sa propre compagnie, où sont commercialisés des corn flakes sucrés. 

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