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Israël et Palestine : entre théologie et politique

Pour comprendre l’Histoire de ce territoire, il faut assimiler plusieurs facteurs : l’Histoire évidemment, la Géopolitique, la Théologie, la Sociologie ... Et bien sûr, ne pas se contenter d’une seule vision, d’une seule source de ces aspects : il faut multiplier les lectures, et bien garder en tête qu’en qualité de français, nous avons une vision construite sur notre Histoire, et éloignée géographiquement.

ETYMOLOGIE

Tout d’abord, on parle de peuple palestinien, de peuple juif, mais qu’est-ce qu’un peuple ?
Le concept est formalisé par Schnapper (1994)[1] . Cette citoyenneté désigne les droits et les devoirs conférés par l’État à des individus vivant sur un même territoire et soumis à des lois communes[2]. Parler de peuple nous écarte tout de suite de la réduction de la situation à un « conflit » entre « juifs » et « musulmans », même si la religion peut trouver sa place. En effet, en Israël, le nombre de Palestiniens chrétiens serait de 120 000 environ, ce qui représente 15 % de la population palestinienne et 2 % de la population totale du pays[3]. Les chrétiens se trouvent surtout dans le Nord, principalement dans les villes de Nazareth et de Haïfa.

Pourquoi alors constamment parler et associer les « musulmans » avec la Palestine ? C’est là que l’histoire intervient en premier lieu : entre la défaite arabe de 1967 et l’approbation de la Loi fondamentale de l’Autorité palestinienne en 2002, l’islam a pénétré progressivement dans les discours politiques, devenant une alternative au nationalisme arabe qui a échoué à réaliser les aspirations du peuple palestinien[4].

Un second point étymologique : Israël et Palestine. « Et ton nom ne sera plus Jacob. Israël sera désormais ton nom », Genèse 32, 28. Israel est le nom de Jacob, Ya’qub dans le Coran, qui a été renommé par Dieu suite à une alliance[5] , et qui a eu 12 fils et 1 fille, qui ont donné les 12 tribus d’Israël et le royaume d’Israel.

On parle aussi d’israélite, en France on parle du consistoire israélite par ex pour désigner l’institution juive française. Israël « Celui qui lutte avec Dieu » ou « Dieu est fort, Dieu triomphe» en hébreu, est aussi en lien avec la nation biblique connue sous le nom des « enfants d’Israël », expression que nous trouvons aussi dans le Coran avec le terme Banu Isra’il[6].

La Palestine est en lien avec les Philistin, la tribu de Goliath, Jalut dans le Coran[7], désignés par les Israélites sous le nom de Pelishtîm[8]. Le nom « Palestine », originellement celui de la zone côtière, l’ancien pays des Philistins, ne fut donné à la Judée sous l’empereur Hadrien qu’en 135[9].

D’ailleurs, Gaza, depuis de nombreuses décennies au cœur de l’actualité, est mentionnée dans la Bible comme l'une des villes principales des Philistins qui sont alors en guerre contre Israël : c'est à Gaza que Samson est capturé et qu'il meurt en faisant s'écrouler un temple philistin. Dans Amos, au chapitre 1, verset 6 on lit : « Voici ce que dit l'Eternel: A cause de trois crimes de Gaza, même de quatre, je ne reviens pas sur ma décision. Parce qu'ils ont fait une foule de prisonniers pour les livrer à Edom, 7 j'enverrai le feu dans les murs de Gaza, et il en dévorera les palais. 8 J'exterminerai d'Asdod les habitants et d'Askalon celui qui tient le sceptre, je tournerai ma main contre Ekron, et le reste des Philistins disparaîtra, dit le Seigneur, l'Eternel. »

LA PRESENCE JUIVE

Tout d’abord, en tombant sur le premier paragraphe de la Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israel, on lit « De la terre d'israël est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible éternelle au monde entier.[10] »

1 ère question : La Terre d’Israël est-elle le lieu où naquit le peuple juif ? Tout d’abord, l'État d'Israël n'a pas précisé ses délimitations dans sa déclaration d'indépendance. Les frontières internationalement reconnues telles que lors de son admission à l'ONU sont celles dites « de 1967 » et suivent la ligne verte, c'est-à-dire les lignes d'armistice de la guerre israélo-arabe de 1948[11].

2 ème question : Est-ce que l’on parle de « Terre d’Israël » dans la Torah, ou plus largement, la Bible hébraïque, l’Ancien Testament, le Tanakh ? On trouve en effet une mention de Terre d’Israël, Eretz Israel, dans 1 Samuel 13 - 19 : On ne trouvait point de forgeron dans tout le pays d'Israël; car les Philistins avaient dit: Empêchons les Hébreux de fabriquer des épées ou des lances. On trouve sur le site du ministère des affaires étrangères israélien un article sur la terre promise, le pays de la promesse[12].

On y lit, noir sur blanc : « Abraham, le père d'Israël, fut le premier à diffuser l'idée du monothéisme - la croyance en un Dieu unique. Dieu lui ordonna de quitter son lieu de naissance pour se rendre ... au pays que je t'indiquerai ». (Genèse 12,1)

Ce lien entre le peuple d'Israël et sa terre fut réaffirmé aux générations suivantes, à son fils Isaac et à son petit-fils Jacob : « Le pays que j'ai accordé à Abraham et Isaac, je te l'accorde, et à ta postérité après toi ». (Genèse 35,12)

Le texte de la déclaration d’indépendance poursuit : « La migration d'Abraham dans le Pays d'Israël fut le début d'un long périple que le peuple d'Israël effectua avant de s'installer finalement sur sa terre ». Ce voyage comporta un long et pénible exil en Egypte, suivi d'un exode miraculeux, pour culminer avec le don de la Torah (Loi divine). Par la suite, les Hébreux s'installèrent dans le Pays d'Israël où David devint roi ; son fils, le roi Salomon, y établit un puissant royaume et fit construire le Premier Temple. Le périple se poursuivit avec l'exil en Babylonie, le retour et l'édification du Deuxième Temple - dont la destruction allait marquer le début de l'exil le plus long et le plus amer. Au cours des 2 000 années suivantes, le peuple juif subit de terribles persécutions avant de pouvoir finalement revenir chez lui et créer l'Etat d'Israël ».

Cette version est celle du ministère des affaires étrangères israélien. C’est plus ou moins la version que nous avons tous appris.

Le regard du théologien se pose sur plusieurs termes employés ici. Tout d’abord, la Bible hébraïque fait très fréquemment référence au don d’une terre à Abraham, et cette terre est nommée : Canaan, Eretz Canaan, la terre de Canaan. Cette terre, est effectivement en lien avec Abraham.

« Térah prit son fils Abram, son petit-fils Lot, fils de Harân, et sa bru Saraï, femme d'Abram. Il les fit sortir d'Ur des Chaldéens pour aller au pays de Canaan, mais, arrivés à Harân, ils s'y établirent »[13].
« Abram s'établit au pays de Canaan et Lot s'établit dans les villes de la Plaine; il dressa ses tentes jusqu'à Sodome »[14].

« À toi et à ta race après toi, je donnerai le pays où tu séjournes, tout le pays de Canaan, en possession à perpétuité, et je serai votre Dieu »[15].

« Puis j'ai établi mon alliance avec eux, pour leur donner le pays de Canaan, pays de leurs migrations, où ils étaient des émigrés[16] »

« Les fils d'Israël mangèrent de la manne pendant 40 ans jusqu'à leur arrivée en pays habité; c'est de la manne qu'ils mangèrent jusqu'à leur arrivée aux confins du pays de Canaan »[17].

Le commentaire de Rachi indique : « après la traversée du Yardén (Qiddouchin 38a). Car la terre située de l’autre côté du Yardén était habitée et bonne, comme il est écrit : « Je passerai donc, je verrai le bon pays qui est de l’autre côté du Yardén » (Devarim 3, 25). Le mot yatévta donné par le Targoum Onqelos signifie : « habité » ».

Puis dans le Lévitique, on lit : « Vous ne devez pas agir comme on le fait en Égypte, où vous habitiez ; et vous ne devez pas agir comme on le fait au pays de Canaan, où je vous fais aller. Vous ne devez pas suivre leurs coutumes »[18].

Aujourd’hui, si l’on regarde une carte, on ne sait pas vraiment à quoi renvoie Canaan. On sait à qui renvoie Canaan, qui est fils de Cham, lui même le fils de Noé[19]. Le territoire attribué aux Cananéens est délimité deux fois dans la Torah : la première fois au verset 19 du chapitre 10 de la Genese, : « De Sidon vers Guérar jusqu'à Gaza, vers Sodome et Gomorrhe, Adma et Cevoïm jusqu'à Lèsha ».

Ces repères topographiques délimitent une aire assez large qui recouvre la zone côtière de la Phénicie jusqu'au pays des Philistins, et qui s'étend de la côte à la mer Morte et plus loin, une deuxième fois, dans le livre de Nombres : « Votre limite sud commencera au désert de Cîn et longera Edom. A l'est, votre frontière sud partira de l'extrémité de la mer du Sel. Puis votre frontière obliquera au sud de la montée des Aqrabbim et passera à Cin pour aboutir au sud de Qadesh-Barnéa, repartir vers Hatsar-Addar et passer à Atsmôn. D’Atsmôn, la frontière obliquera vers le torrent d'Égypte pour aboutir à la mer. Pour la frontière ouest, la Grande Mer vous servira de frontière : telle sera votre frontière ouest. Et voici quelle sera votre frontière nord: vous la marquerez depuis la Grande Mer jusqu'à Hor-la-montagne. De Hor-la-montagne, vous la marquerez jusqu'à Lebo-Hamath. La frontière aboutira à Cedâd, puis repartira vers Zifrôn pour aboutir à Hatsar-Einan. Telle sera votre frontière nord. Pour votre frontière est, vous marquerez une ligne de Hatsar-Einân à Shefam. De Shefam, la frontière descendra sur Rivla, à l'est de Aïn, puis elle descendra jusqu'à buter contre les coteaux à l'est de la mer de Kinnereth. Enfin, elle descendra jusqu'au Jourdain pour aboutir à la mer du Sel »[20].

LA PRESENCE CHRETIENNE

D’où vient-elle ? Matthieu dans son Evangile dit explicitement que Jésus est né « à Bethléem de Juda aux temps du roi Hérode »[21] et Luc, de même[22]. Jean écrit : « c’est le Christ ! » Mais d’autres répondaient : « Le Christ viendrait-il de la Galilée ? L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et du bourg de Bethléem que le Christ doit venir ? »[23]

Vous connaissez surement de nom l’Église du Saint Sépulcre, construite au l'intérieur de la cité historique de Jérusalem et à l'Ouest du mont du Temple. C'est un des sites les plus vénérés du christianisme, et un lieu de pèlerinage important. Le site a été identifié comme celui du Golgotha (ou Calvaire), la colline mentionnée dans le Nouveau Testament comme lieu de la crucifixion.

A la suite de la révolte juive de 132 l'empereur romain Hadrien fit raser tous les lieux saints de Jérusalem. Dans le secteur de la future basilique, il fit élever une grande esplanade et bâtir un temple dédié à Jupiter[24]. En 323, l'empereur Constantin se convertit au christianisme et s'intéressa aux lieux saints chrétiens de Jérusalem[25]. Le christianisme est donc totalement lié à cette zone géographique : Jésus y a passé sa vie terrestre, c’est ici que pour eux il a ressuscité, ce qui est donc l’essence même de cette religion, et encore aujourd’hui les lieux saints du Christianisme s’y trouvent.

LA PRESENCE MUSULMANE

Le Coran narre des histoires en lien avec Al Quds, Jérusalem en arabe. On lit dans les exégèses, les commentaires coraniques, que la ville a été le lieu d’orientation – qibla – de la prière de la première communauté musulmane[26]. Ce terme est issu de la racine qbl, « se trouver devant », « faire face ».
Coran 2, 143 « Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous. Et Nous n'avions établi la direction (Qibla) vers laquelle tu te tournais que pour savoir qui suit le Messager [Muhammad] et qui s'en retourne sur ses talons. C'était un changement difficile, mais pas pour ceux qu'Allah guide ».

On lit aussi dans le Coran qu’une nuit, Muhammad a voyagé de La Mecque vers Jérusalem. C’est un récit que l’on trouve dans la sourate 17 à partir du premier verset. Les commentaires de cette sourate nous indiquent que c’est ici qu’ont été instaurées les 5 prières quotidiennes[27] .

UNE TERRE PROMISE

Avant de parler de terre promise, Jérusalem a surtout été considérée comme « une terre sainte » : cette appellation, qui vient du fait que la terre est directement liée à l’histoire de Jésus et donc à l’histoire sainte, est aussi directement associée aux Croisades, organisées notamment par le Pape pour récupérer Jérusalem, tombée entre les mains des musulmans[28] à l’issu de l’expansion de l’Islam. Pour l’anecdote, quand en septembre 1191, le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion demande par écrit à Salah dîn al Ayyubi de leur restituer Jérusalem, car, affirme-t-il, « c'est notre lieu de culte », Salah ed-dîn lui répond : « La Ville sainte est (…) plus importante pour nous, car c'est vers elle que notre Prophète a accompli son miraculeux voyage nocturne, et c'est là que notre communauté sera réunie le jour du jugement dernier. Il est donc exclu que nous l'abandonnions. Jamais les musulmans ne l'admettraient (…)[29] »

HISTOIRE CONTEMPORAINE

19 ème siècle : crise économique, sociale, politique. Il faut un coupable, et le bouc émissaire, c’est le juif, et ce depuis près de 1000 ans en Europe. En France, l’affaire Dreyfus est au cœur de la presse.
On retient souvent un nom pour parler du sujet contemporain : Theodor Herzl, qui malgré le fait qu’il a évolué dans une famille non pratiquante est quand même, comme une grande majorité de Juifs, confronté à l’antisémitisme et au problème de l’intégration du peuple juif dans les sociétés européennes de la fin du XIXe siècle[30]. En 1896, il publie un ouvrage d’une centaine de pages rassemblant ses idées : L’Etat Juif (Der Judenstaat), puis il publie Altneuland. Herzl devient alors contre toute attente un des principaux leaders sionistes de la fin du XIXe siècle. Une fois ses ouvrages publiés, Herzl se lance dans une intense activité politique pour mettre en place son projet. Il profite des nombreux contacts que lui apporte son métier de journaliste pour diffuser ses idées et trouver des fonds auprès des milieux financiers juifs. Ces derniers refusent cependant de lui apporter de l’aide, ne croyant pas en la création d’un Etat juif. Il poursuit malgré tout son action et organise, à Bâle, en Suisse, le premier Congrès sioniste mondial du 29 au 31 août 1897[31]. Le congrès donne naissance à l’Organisation sioniste mondiale dont Herzl est élu président.

Le but de l’Organisation est l’établissement d’un Etat juif en Palestine. Et c’est là qu’on arrive à notre problème de sources et d’arguments : A la base, le sionisme de Herzl n’a rien de messianique ou de biblique, c’est un sionisme clairement laïc. Il n’envisage pas non plus la langue biblique, l’hébreu, comme langue officielle du futur Etat. La création d’un Etat en Palestine répond pour lui uniquement à un souci de sécurité et d’émancipation du monde juif[32].

Et Ben Gourion ? Il s’agit du nom du fondateur de l’Etat d’Israel et du premier ministre de 1948 à 1954 et de 1955 à 1963. Ben Gourion a surtout véhiculé une vision religieuse du sionisme. Le fait qu'un dirigeant politique ait consacré autant de temps et de façon si active à des débats historiographiques constitue un cas particulier dans l'histoire moderne. Ben Gourion participait aux conférences publiques sur la Bible, prit part à la création de « l'énigme biblique », qui devint un festival national médiatique et encouragea l'engouement pour les fouilles archéologiques, bien qu'il eût tendance à faire abstraction des découvertes imprévues. Ben Gourion déclarait à toute occasion que le « Livre des livres » était la carte d'identité du peuple juif et la preuve de son mandat sur la terre d'israël. Sa conception de l'histoire était simple et claire : « en partant vers la diaspora, notre peuple a été arraché de la terre sur laquelle la Bible a germé, et extrait du cadre de la réalité politique et spirituel dans lequel il s'est développé. En exil, l'image de notre peuple a été distordue, déformée comme celle de la Bible. Les chercheurs biblique chrétiens, dans leur parti pris chrétien et antisémite, ont fait de la Bible le marchepied du christianisme et les commentateurs juifs eux-mêmes, retirés de l'environnement biblique et de son climat spirituel et matériel, ne pouvaient plus comprendre le Livre des livres comme il le méritait. C'est maintenant seulement que, redevenus libres dans notre pays, nous respirons de nouveau l'air qui environne la Bible. Le temps, il me semble, est venu d’appréhender son essence et sa fiabilité sur le plan tant historique et géographique que religieux et culturel. [33]»

Ce discours où s’entremêlent religion et politique est aussi véhiculé par l’ancien chef d’état major et ministre de la défense Moshe Dayan. L'ancien chef d'état-major et ministre de la défense Moshe Dayan passe à la description, dans son vocabulaire propre, du périple d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, entremêlée de souvenirs personnels d'enfance et d'adolescence. La description de la sortie d'Egypte et celle de la marche dans le désert du Sinaï baigne dans la guerre moderne de 1956. La conquête de Canaan est esquissée de manière émouvante et se mélange naturellement au conflit de 1948, mieux encore, à la conquête de la Cisjordanie en 1967. Toutes les campagnes d'Israël contre les pays arabes symbolisent la victoire du petit David sur Goliath le géant. La Bible est la justification suprême de la présence et de la colonisation à l'époque moderne, et tout combat est l'écho d'une action antique[34].

DE HERZL A BEN GOURION

Il faut pour comprendre le lien, il faut se pencher sur les 1 ère et la 2ème Guerres Mondiales : un chaos touche le monde, avec des grandes puissances, des alliances, et des ententes. En 1915, le chérif Hussein de la Mecque souhaite une nation arabe unifiée. En effet, alors que l'intégralité de l'Orient Arabe fait encore partie de l'Empire ottoman, le chérif échange avec Mac Mahon (un officier britannique) dans une série de lettres et sollicite au nom de cette nation arabe en devenir l'appui du Royaume-Uni[35].

Est proposée une alliance anglo-arabe reposant sur 6 propositions : Reconnaissance de l'indépendance des pays arabes dans les frontières explicitées par le Chérif et reconnaissance de l'établissement d'un califat arabe ; assistance mutuelle contre toute puissance étrangère, neutralité mutuelle en cas de conflit, et ce pendant 50 ans renouvelables, et préférence économique pour la nation britannique[36].
Les Britanniques acceptent, tout en restant évasifs sur les frontières. La volonté stratégique est de faire en sorte que les Arabes se soulèvent contre Istanbul. Le chérif réclame, en cas de succès, le pouvoir sur les provinces arabes de l'empire.

C’est alors qu’en 1916, le Britannique sir Mark Sykes et le Français François Georges-Picot négocient secrètement un accord qui prévoit le démantèlement de l'empire ottoman après la guerre et le partage du monde arabe entre les deux Alliés[37].

Les Français se réservent le Liban, la Syrie et la région de Mossoul, au nord de la Mésopotamie ; les Britanniques le reste de la Mésopotamie (Irak) et la Transjordanie.

La Palestine doit devenir zone internationale et le port d'Alexandrette (Syrie) acquérir le statut de port franc.

En 1916, il y a la « Grande révolte arabe » qui fait suite aux promesses britanniques non-tenues et à ces accords secrets qui ne respectent pas du tout les engagements. Hussein est approché par des émissaires, en particulier le colonel Thomas Edward Lawrence, (Lawrence d'Arabie) de l’Arab Bureau du Caire. De leur côté les Français les encouragent également, en leur envoyant le lieutenant-colonel Édouard Brémond, un officier colonial[38].

De leur côté, l'Allemagne et Autriche-Hongrie, alliées de l’empire ottoman, tentent également d’attirer à elles les Arabes pour conserver leur neutralité, voire pour obtenir leur participation aux combats contre les Français et les Anglais, puissances coloniales.

D’ailleurs pour l’anecdote, ce sont les britanniques qui ont fortement inspiré le drapeau palestinien que l’on connait aujourd’hui. Pour créer un sentiment d'unité parmi les Arabes, basé sur le peuple plutôt que sur l'islam, Mark Sykes a conçu un drapeau à utiliser par les rebelles sur la base des drapeaux des dynasties musulmanes de l'apogée de la civilisation islamique. Le drapeau de la révolte arabe est donc utilisé lors de la révolte arabe de 1916-1918 et a aujourd’hui inspiré un grand nombre de pays.

Le 2 novembre 1917, toujours en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif »[39].

Cette déclaration va légitimer trente ans plus tard la création de l'État d'Israël. Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier, qui préside l'antenne anglaise du mouvement sioniste, promoteur de l'installation des juifs en Palestine. Avec la fin de la Grande Guerre, les Alliés ont, comme prévu, le plus grand mal à concilier leurs promesses aux uns et aux autres. La Société des Nations (SDN), à peine née, reconnaît la déclaration Balfour. Elle fait de la création d'un « foyer national juif » en Palestine l'un des principaux objectifs du mandat confié aux Britanniques. La déclaration Balfour est perçue comme étant en contradiction avec les engagements pris auprès des nationalistes arabes qui revendiquent un grand État indépendant et prolonge en fait les accords Sykes-Picot[40]. Lors du démantèlement de l'Empire ottoman, le monde arabe s'attendait à l'indépendance promise, mais une partie de la population prend connaissance de la déclaration.

En décembre 1917, le général Allenby[41] prend Jérusalem. En 1918, le Royaume-Uni achève sa prise de contrôle de la Palestine et défait les armées ottomanes. Le 7 novembre 1918, dans une tentative d'apaisement, une déclaration franco-britannique est diffusée dans toutes les villes et villages contrôlés par les Alliés ainsi que dans les journaux. Les gouvernements britanniques et français y affirment que « l'objectif recherché par la France et la Grande-Bretagne [est] l'établissement de gouvernements et d'administrations nationaux qui détiendront leur autorité de l'initiative et du choix libre des populations indigènes »[42].

Cependant, la conférence de San Remo (1920) ne satisfait aucune des demandes Arabes. Les premières violences éclatent en 1920 et 1921 lors des émeutes de Jérusalem et des émeutes de Jaffa. En juillet 1922, la Société des Nations confie au Royaume-Uni un mandat sur la Palestine et en septembre, les Britanniques fondent l’Émirat arabe de Transjordanie sur la rive est du Jourdain. La région prend une importance stratégique pour la Grande-Bretagne, qui contrôle également l’Irak et qui est présente en Égypte et en Arabie saoudite[43]. Ces mandats remplacent la domination turque sur une grande partie du territoire revendiqué par les panarabistes. Et en plus, ils permettent l'enracinement du mouvement sioniste, désormais soutenu par l'Empire britannique.

Toutefois, Churchill publie en 1922 un livre blanc, le « Livre blanc de Churchill[44] », qui fut publié pour répondre à l’opposition des Arabes palestiniens aux termes du mandat quant à l’établissement d’un « foyer national juif » et à l’immigration juive en Palestine. Winston Churchill remplit à l’époque les fonctions de secrétaire aux colonies. Ce livre blanc restreint le territoire destiné au foyer juif, et donne le contrôle des terres situées à l’est du Jourdain à l’émir Abdallah, à l’époque émir de transjordanie. Il réaffirme le droit au retour du peuple juif sur sa terre ancestrale, mais pose néanmoins comme condition à l’immigration le niveau des moyens financiers des postulants à l’immigration. Il précise également que la Palestine ne peut être conçue comme une entité politique exclusivement juive : « les termes de la Déclaration à laquelle il est fait référence n'envisagent pas que la Palestine dans son ensemble soit convertie en un foyer national juif, mais qu'un tel foyer soit fondé en Palestine[45].

Dès la fin des années 1920, l’immigration s’intensifie encore avec l’arrivée des Juifs fuyant les persécutions en Europe. Ce sont 80 000 nouveaux immigrants qui arrivent entre 1924 et 1928 et on en compte encore 180 000 jusqu’en 1939. De nombreux conflits éclatent entre Juifs et Arabes. Notamment, les émeutes de 1929 qui font 133 morts juifs et 116 morts arabes et une insurrection de 1936 à 1939 qui fait plus de 5 000 morts arabes et 500 morts juifs et qui voit l’arrestation, l’exil ou la mort de la plupart des leaders politiques arabes palestiniens[46].

C’est alors qu’en octobre 1930, un deuxième livre blanc, connu comme le « Livre blanc » de Lord Passfield, secrétaire britannique aux colonies est publié après les émeutes sanglantes de 1929. Il remet en question la poursuite de l’implantation juive en Palestine, et favorise la priorité à l’emploi de la population arabe, et ce même au sein des entreprises juives[47]. La réaction du Yishouv et des institutions sionistes mondiales fut alors virulente. La publication du second livre blanc entraîne également la démission des responsables du mouvement sioniste et de ceux de l’Agence juive.

À la suite de ces pressions, le gouvernement britannique remet au docteur Chaim Weizmann, alors directeur de l’Agence juive, le décret d’annulation du second livre blanc, le 13 février 1931[48].

On note cependant au cours des années 1930 une politique visant à freiner l’immigration juive. Les certificats d’immigrations accordés par la puissance mandataire à l’Agence juive deviennent en effet inférieurs aux demandes, développant une immigration clandestine juive à grande envergure dès cette époque[49].

À la suite de cette insurrection, les Britanniques envisagent tout d’abord une partition entre les populations juive et arabe. Une commission est désignée, dirigée par Peel. Ses travaux aboutissent en 1937 à un plan de partage qui n’est en fin de compte pas retenu[50]. En lieu et place, les Britanniques adoptent, en 1939, le troisième Livre Blanc publié le 17 mai 1939 à la suite de la Grande Révolte arabe en Palestine.

Ce livre veut apaiser le soulèvement de la population arabe de Palestine en limitant la vente de nouvelles terres aux Juifs. « Compte tenu de la croissance naturelle de la population arabe et de l’importance des ventes de terres arabes aux Juifs, en certains endroits il ne reste plus assez de place pour de nouveaux transferts de terres arabes, tandis qu’en d’autres endroits ces transferts doivent être limités pour que les cultivateurs arabes puissent garder leur niveau de vie actuel et que ne soit pas créée prochainement une importante population arabe sans terre. Dans ces circonstances, le haut-commissaire recevra tous les pouvoirs pour prohiber et réglementer les transferts de terres »[51] .

Trois zones sont définies. Toute vente de terrain aux organisations sionistes est interdite en Samarie, dans la bande de Gaza et dans la région de Beer-Sheva.

Les ventes de terres dans la vallée du Jourdain, en Galilée, entre Tantoura et Haïfa et dans le Sud du Néguev, sont autorisées, mais seulement après accord spécial des autorités mandataires britanniques.
Enfin, de Tantoura jusqu’au sud de Tel Aviv, ainsi que dans la région de Haïfa, les ventes restent libres. L’immigration juive est limitée à 75 000 personnes sur une durée de 5 ans, afin que la population juive ne dépasse pas le tiers de la population du pays. De ces 75 000 entrées sera déduit le nombre d’immigrants illégaux interceptés : « on ne peut nier que la peur d’une immigration juive indéfinie est largement répandue dans les rangs de la population arabe et que cette peur a rendu possibles ces troubles ». Dès lors, « l’immigration sera maintenue au cours des cinq prochaines années pour autant que la capacité économique d’absorption du pays le permettra, à un taux qui portera la population juive à environ le tiers de la population totale. […] Au terme de la période de cinq ans, aucune immigration juive ne sera plus autorisée, à moins que les Arabes de Palestine ne soient disposés à y consentir »[52].
Enfin, un État palestinien unitaire (à majorité arabe) et indépendant est envisagé (assez vaguement) dans un délai de 10 ans : « Le gouvernement de Sa Majesté déclare aujourd’hui sans équivoque qu’il n’est nullement dans ses intentions de transformer la Palestine en un État juif ». « Le gouvernement de Sa Majesté [a le] désir […] de voir s’établir finalement un État de Palestine indépendant ». « Si, au terme de dix années, il est avéré que l’indépendance doive être ajournée, le gouvernement britannique consultera les habitants de Palestine, le Conseil de la SDN ».[53]

Le livre blanc entraîne de nouveau une vive réaction des institutions sionistes mondiales. De fait, la lutte contre le troisième livre blanc est engagée et ne prendra fin qu’avec l’indépendance de l’État d’Israël. Politiquement, les organisations sionistes officielles se mobilisent. Sous une forme plus violente, le « Livre blanc » provoque aussi une première vague d’attentats anti-britanniques commis par l’Irgoun (Irgoun Zvaï, organisation militaire nationale) dès 1939 jusqu’en 1942. L’opposition politique des institutions sionistes officielles ne cessera pas durant la Seconde Guerre mondiale, même à l’heure où certains membres juifs de la Palestine mandataire intègrent les rangs de l’armée anglaise. C’est dans ce cadre que le mouvement sioniste adoptera son « programme de Biltmore » de 1942, réclamant un État juif sur l’ensemble de la Palestine[54].

L’opposition armée au « Livre blanc » se durcira avec la reprise des attentats de l’Irgoun en février 1944. De 1944 à 1948, les organisations armées tueront plus de 300 Britanniques, ainsi que plusieurs dizaines de Juifs et quelques milliers d’Arabes. « Les opérations contre les troupes d’occupation, de plus en plus audacieuses, rendent le pays ingouvernable (…). Désemparé, Bevin, [Ministre des Affaires Étrangères britannique] décide en février 1947 de porter l’affaire devant l’ONU, non sans espérer un échec des Nations unies qui permettrait le retour en force de la Grande-Bretagne »[55].

L’application du Livre blanc par le mandat britannique s’intensifiera à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, luttant particulièrement contre l’afflux massif des rescapés de la Shoah. Des dizaines de milliers d’immigrants clandestins seront internés à Chypre ou en Europe. La première loi votée par le tout jeune État d’Israël concernera l’abrogation du « Livre blanc ». Au cours du premier trimestre 1947, les Britanniques, qui ne maîtrisent plus vraiment la situation, décident de rendre leur mandat sur la Palestine à l'ONU. Celle-ci décide d'abord l'envoi d'une mission qui se rend sur place et rend un rapport favorable au partage de la Palestine entre Juifs et Arabes[56].

Durant la période 1945-1947, plusieurs plans sont proposés pour apporter une solution au problème de la Palestine. Au niveau local, les représentants juifs et arabes adoptent des positions nationalistes inconciliables et refusent l’un et l’autre toute idée d’un État binational. Les positions internationales ne sont pas plus conciliables : en juillet 1946, le rapport britannique de Morrison et Grady propose un plan de division de la Palestine en provinces autonomes dont les intérêts collectifs seraient gérés par une puissance mandataire. Le 4 octobre, le président Truman fait une déclaration favorable à un partage de la Palestine entre Juifs et Arabes. En février 1947, le ministre des Affaires étrangères britannique, Ernest Bevin, propose une libre immigration juive contre l’indépendance de la Palestine dans un délai de cinq ans.

En réponse, les sionistes avancent leur propre projet de partage, tandis que les Arabes demandent l’indépendance immédiate de la Palestine. Le 18 février 1947, faute de pouvoir apporter une solution aux troubles dans le pays, Ernest Bevin annonce officiellement la transmission du dossier à l’ONU. Le 28 avril 1947, celle-ci confie à une commission spéciale, l’UNSCOP, le soin d’étudier le problème. Celle-ci remet son rapport fin août, quelques jours seulement après la partition des Indes britanniques, qui consacre la revendication indo-musulmane d'un État confessionnel séparé[57].

Le 14 février 1947, le gouvernement britannique de Clement Attlee, ne parvenant plus à maintenir l’ordre en Palestine et sortant ruiné de la Seconde Guerre mondiale, décide de remettre son mandat aux Nations unies. Cette organisation, qui a succédé à la Société des Nations, va tenter de résoudre le conflit entre Juifs et Arabes sur la « question de la Palestine ». L’ONU désigne le 13 mai 1947 les membres d’un comité, l’UNSCOP (United Nations Special Committee on Palestine), composé de représentants de onze États (Australie, Canada, Guatemala, Inde, Iran, Pays-Bas, Pérou, Suède, Tchécoslovaquie, Uruguay, Yougoslavie). Dans un souci de neutralité, aucune des grandes puissances de l’époque ne fut représentée[58]. Ces dernières ne sont pas pour autant indifférentes au débat qui s'ouvre et le 14 mai, Andreï Gromyko, ambassadeur de l'URSS au Conseil de sécurité de l'ONU, fait une déclaration qui prend au dépourvu les participants. Jusque-là, les Soviétiques, sur la question de la Palestine, soutenaient une position anti-britannique et pro-arabe. Là, le représentant soviétique reconnaît le droit des Juifs à l'autodétermination et suggère, au cas où la solution d'un État unifié serait impraticable, d'avoir recours à la partition[59].

CULTURE G : L’ULTRA ORTHODOXIE JUIVE ET LE SIONISME

Les adeptes de séries Netflix auront remarqué que les séries mettant en avant les communautés dites ultra-orthodoxes montrent souvent leur animosité envers Israël, voire leur rejet total comme dans UNORTHODOX. L’un des combats les plus sévères fut celui qui opposa le sionisme à l’ultra-orthodoxie.
Les rabbins du XIXe siècle, dans leur écrasante majorité, voyaient dans le sionisme une hérésie redoutable. Ces « Sages de la Torah » comme on les appelle, qu’ils appartiennent au courant hassidique ou aux grandes académies talmudiques lituaniennes, continuaient à défendre la thèse traditionnelle selon laquelle l’exil des Juifs constitue un châtiment de Dieu, et qu’il n’appartient qu’à Dieu lui-même de mettre fin à cette punition. L’homme n’ayant aucune influence sur Sa décision, c’est une rébellion contre Lui que vouloir accélérer la rédemption. Ces hautes autorités religieuses interprétaient les trois serments du Cantique des Cantiques « Ne réveillez pas l’Amour avant son Temps » comme une injonction divine de ne pas chercher à hâter le rassemblement des exilés, comme le faisait précisément le sionisme. De plus, il était interdit par les textes de revenir en Eretz Israël « be-homa », c’est-à-dire « en force »[60].

Ces rabbins constataient surtout que le mouvement sioniste était d’inspiration foncièrement antireligieuse et était dirigé par des Juifs mécréants, ce qui ne pouvait rien donner de bon, comme on l’a vu pour Herzl qui n’était pas du tout religieux. Pour beaucoup de laïcs, la survie des Juifs passait par l’abandon de la tradition juive et l’adoption d’une philosophie profane et vitaliste centrée sur la naissance d’un « nouvel hébreu », fier et héroïque. Bien entendu, les Sages de la Torah ne pouvaient que s’opposer farouchement à de telles orientations. C’est un peu comme maintenant avec l’islam de France ou l’islam républicain et ceux qui préfèrent une vision plus traditionnelle de l’islam. L’ultra-orthodoxie s’organisa en force politico-religieuse antisioniste : en 1912 fut créé le parti Agoudat Israël (Union d’Israël). Représentée dans toutes les communautés juives d’Europe et des États-Unis, cette organisation mènera un combat sans relâche contre le mouvement sioniste. Les sionistes furent mis hors la synagogue, dénoncés aux autorités, ostracisés. Ce n’est qu’avec la montée du nazisme et la croissance brutale de l’antisémitisme dans les années 1930 que l’Agoudat Israël commença à modérer quelque peu son hostilité aux sionistes, sans jamais se rapprocher de leur idéologie. En 1935-1938, l’aile du parti établie en Palestine accepta même, dans certaines conditions, de collaborer avec les autorités sionistes sur le plan de la défense et de l’organisation municipale. Le rapprochement se traduisit ainsi, après la création de l’État d’Israël, par la participation de l’Agoudat Israël au gouvernement. Cette « modération » toute relative suscita la colère des plus fanatiques, qui firent sécession de l’Agoudat Israël et continuent, jusqu’à aujourd’hui, leur lutte acharnée contre le sionisme[61]. Il s’agit surtout des Netourei Karta (Les Gardiens de la Cité) et des hassidim de Satmar, qui refusent tout contact avec l’ « hérésie sioniste » et avec l’État d’Israël.

NOTES

 

[1] Schnapper, D. (1993). Ethnies et nations. Cahiers de recherche sociologique,(20), 157–167. https://doi.org/10.7202/1002195ar [2] Boëtsch, Gilles. « Le peuple, hier et aujourd'hui », Hermès, La Revue, vol. 42, no. 2, 2005, pp. 86-91. [3] Bernard Sabella, « Socio-Economic Characteristics and Challenges to Palestinian Christians in the Holy Land », in « Palestinian Christians. Religion, Politics and Society in the Holy Land », A. O’Mahony (ed), London, Melisende, 1999, p. 82-95. [4] Loi fondamentale du 29 mai 2002. Article 4. 1. L'Islam est la religion officielle en Palestine. Le respect de la sainteté de toutes les autres religions monothéistes est garanti. 2. Les principes de la Charia islamique sont la principale source du droit. 3. L'arabe est la langue officielle. [5] tafsir ibn kathir, volume 1, éditions daroussalam, page 186 [6] Coran 2, 47 Ô enfants d'Israël, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai comblés, (Rappelez-vous) que Je vous ai préférés à tous les peuples (de l'époque). [7] Coran 2, 249 ls dirent : "Nous voilà sans force aujourd'hui contre Goliath et ses troupes! [8] 1 Samuel 6,1 L'arche de l'Éternel fut sept mois dans le pays des Philistins [9] Dion Cassius : Histoire Romaine : livre XXXVII (bilibgue) (remacle.org) [10] Déclaration d'indépendance de l'état d'israël, premier paragraphe, 14 mai 1948 [11] Rossi Mario. L'ONU et la crise du Proche-Orient de 1967. In: Politique étrangère, n°5 - 1975 - 40ᵉannée. pp. 525-555. [12] Le Pays de la Promesse: L'alliance d'Abraham-La promesse divine (mfa.gov.il) [13] Genese, 11, 31 [14] Genese 13, 12 [15] Genese 17, 8 [16] Exode 6, 4 [17] Exode 16, 35 [18] Lévitique 18,3 [19] Genese 10,6 [20] Nombres 34,3-12 [21] Evangile de Matthieu 2,1 [22] Evangile de Luc 2, 4-15 [23] Evangile de Jean 7, 40-42 [24] Belayche Nicole. Du Mont du Temple au Golgotha : le Capitole de la colonie d'Aelia Capitolina. In: Revue de l'histoire des religions, tome 214, n°4, 1997. pp. 387-413 [25] Jasmin, Michaël. « Chapitre VI. La Jérusalem terrestre des chrétiens (324-638) », Michaël Jasmin éd., Histoire de Jérusalem. Presses Universitaires de France, 2018, pp. 73-80 [26] Tafsir Ibn Kathir, volume 1, éditions daroussalam, 2021, page 412 [27] Tafsir Ibn Kathir, volume 5, éditions daroussalam, 2012, page 593 [28] Morrisson, Cécile. Les croisades. Presses Universitaires de France, 2012 [29] Les croisades vues par les Arabes, Amin Maalouf, pp. 242-243 [30] Abitbol, Michel. « IV. Un nationaliste juif malgré lui : Théodore Herzl », , Histoire d'Israël. sous la direction de Abitbol Michel. Perrin, 2018, pp. 57-72. [31] Blanc, Pierre, et Jean-Paul Chagnollaud. « Chapitre 2. La violence des idéologies. Les bifurcations mortifères », , Violence et politique au Moyen-Orient. sous la direction de Blanc Pierre, Chagnollaud Jean-Paul. Presses de Sciences Po, 2014, pp. 61-109 [32] Abitbol, Michel. « IV. Un nationaliste juif malgré lui : Théodore Herzl », Histoire d'Israël, Perrin, 2018, pp. 57-72. [33] David Ben gourion, Lectures de la Bible, Tel Aviv 1969 page 48 [34] Moshé Dayan, vivre avec la Bible, idanim, 1978, page 163 [35] Benchenane, Mustapha. « Moyen-Orient : les frontières à la source des conflits ? », Revue Défense Nationale, vol. 784, no. 9, 2015, pp. 65-70 [36] Antoine Hokayem et Marie-Claude Bittard, L'Empire Ottoman, les Arabes et les Grandes Puissances, Beyrouth, Éditions universitaires du Liban, 1981, page 304 [37] « Sykes-Picot : une « ligne dans le sable » qui hante le Moyen-Orient », article d'Adrien Jaulmes, dans le Figaro, P15 de l'édition du 14-15 mai 2016. [38] Noureddine Séoudi, La formation de l'Orient Arabe contemporain 1916-1939 : Au miroir de la Revue des deux Mondes, L'Harmattan, 2005, page 69 [39] Xavier Baron, Les Palestiniens : Genèse d'une nation, Seuil, 2000, p. 21 [40] Alkhazragi Hussein D, « Un petit prince à la sdn : la lutte du roi Hussein du Hedjaz pour l'indépendance des provinces arabes de l'Empire ottoman », Relations internationales, 2011/2 (n° 146), p. 7-23 [41] Hughes, Matthew, ed. (2004). Allenby in Palestine: The Middle East Correspondence of Field Marshal Viscount Allenby June 1917 – October 1919. Army Records Society. 22. Phoenix Mill, Thrupp, Stroud, Gloucestershire: Sutton Publishing. ISBN 978-0-7509-3841-9 [42] Renée Neher-Bernheim, La Déclaration Balfour : 1917, création d'un foyer national juif en Palestine, Paris, Julliard, 1969, page 473 [43] Biger, Gideon (2004). The Boundaries of Modern Palestine, 1840-1947. Routledge [44] Winston Churchill Secrétaire d'État britannique aux colonies, Livre blanc britannique de juin 1922 [archive], publié sur le site de la Yale Law School [45] Dominique Perrin, Palestine : une terre, deux peuples, Presse universitaire Septentrion, 2000, p. 151-153 [46] L'exclusion des Juifs des pays arabes, Aux sources du conflit israélo-arabe Pardès 2003/1 (N° 34) [47] Repères chronologiques », , Les Mémoires de ‘Issa al-‘Issa. Journaliste et intellectuel palestinien (1878-1950), sous la direction de Tadros Khalaf Noha. Karthala, 2009, pp. 255-258 [48] Nicault Catherine, « La Shoah et la création de l'État d'Israël : où en est l'historiographie ? », Les Cahiers de la Shoah, 2002/1 (no 6), p. 161-204. [49] Scioldo-Zürcher Yann, « Autopsie d’une agence d’émigration : étude des pratiques administratives du département de la Alya de l’Agence juive pour Israël, 1948-1960 », Revue européenne des migrations internationales, 2020/1 (Vol. 36), p. 11-29 [50] Lord Peel, Family Tradition Of Statesmanship, The Times, 30 September 1937, p. 14 [51] Israël : l'obsession du territoire, De Julieta Fuentes-Carrera, Philippe Subra, Armand Colin, 2018, note n°7 [52] PERRIN, Dominique. D’une guerre à l’autre : le mandat britannique In : Palestine : Une terre, deux peuples [en ligne]. 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Paris, Armand Colin, « U », 2009, p. 224- 245 [59] Benny Morris, « The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited », Background : a brief history, p. 11 [60] Le peuple juif est-il une invention ? | Cairn.info [61] Mireille Hadas-Lebel, Commentaire SA, « Commentaire », 2009/4 Numéro 128 | pages 1037 à 1093

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