QUOI DE NEUF SUR INSTAGRAM ?

Mis à jour : févr. 10

Bonjour à tous,


Nous sommes plus de 11 400 personnes sur ce compte ! Je partage quotidiennement des articles, mais je sais qu'un grand nombre de lecteurs sur ce site n'ont pas les réseaux sociaux !



(C'est d'ailleurs pour cela que tout ce qui a été posté sur Instagram cette année 2020 est sorti en version papier et est disponible en boutique sur le site ici).


Que s'est-il passé au cours de ce mois de janvier :


Nous avons poursuivi à poster dans une rubrique particulièrement appréciée sur iletait1foi : le #onregardequoicesoir Sous ce hashtag, je propose des films que nous pouvons regarder en famille et qui respectent les règles de pudeur religieuse (pas de scènes de sexe, de scènes trop violentes etc).

Ce fut donc, le 15 janvier, "À voix haute", un documentaire. Chaque année à l'université de Saint-Denis se déroule le concours Eloquentia, qui vise à élire le meilleur orateur du 93. Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d'y participer et s'y préparent grâce à des professionnels qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique et vont s'affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. C'est très motivant, drôle, et touchant. C'est disponible sur Netflix.


et le 26 janvier, Legacy, proposé sur M6. La Terre et l'écologie sont au centre de nos religions. La Création divine est un prêt, dont nous devons prendre soin. Ce documentaire est l'occasion de se sensibiliser à l'écologie, à la beauté de la Création et à la préservation des ressources. Nous agissons dans un esprit de communauté humaine, mais également en pensant à nos balances individuelles. Si en effet, ne pas prendre un bain tous les deux jours ne changera rien à l'état de la planète si l'usine à côté de chez moi continue de déverser les résidus dans les rivières, mon effort personnel est noté et récompensé. Si vous avez déjà participé à des CleanWalk vous remarquez que les actions individuelles ont un impact environnemental fort lorsqu'il s'agit de détritus etc. Ce soir, sur M6.


En ce moment sur les réseaux c'est la mode de parler d'astrologie. Face à un sujet très en vogue, aux astrologues qui prédisent ce qui se passera en 2021 etc, on assiste souvent à un discours unique : l'astrologie, ce n'est pas dans les religions. Petite précision ici avec un exemple lié au judaïsme : "Mazal Tov" vous avez déjà entendu cette expression, souvent traduite par "félicitations". Le terme mazal signifie littéralement « une goutte qui coule d’en haut ». Si ce mot peut avoir différentes connotations suivant le contexte dans lequel il est employé, celles-ci sont toutes rattachées à cette définition basique : quelque chose qui coule d’en haut. Les signes du zodiaque sont appelés mazalot. La tradition juive enseigne que les constellations ont une influence certaine sur le destin des hommes et des nations ici-bas. Ainsi, le mazal est l’influence qui découle (“coule”) des étoiles. (Au fil des siècles, un “bon” ou un “mauvais” mazal en est venu à signifier, dans le langage courant, la bonne ou la mauvaise fortune plutôt que le destin.) Lorsque le Talmud déclare que nous ne sommes pas sujets au mazal, cela veut dire que nous ne sommes pas limités à notre destin et qu’il nous est possible de modifier notre sort par nos actions. La Guémara (Chabbath 156a) nous enseigne qu'il existe en effet sept Mazalot qui vont dépendre de l'influence de 7 planètes, à savoir : 'Hama, Noga, Kokhav, Lévana, Chavtai, Tsédèk, Maadim (le soleil, Vénus, Mercure, la Lune, Saturne, Jupiter, Mars). Cependant, une seule personne ne peut pas avoir les 7 Mazalot, puisque chaque Mazal a une influence sur créneau horaire de la journée, et d'après l'heure à laquelle on est né, on bénéficiera de l'influence de l'une de ces sept planètes. Mais attention, la Halakha (la Loi juive) interdit de croire ou de connaître le futur en se fondant sur l'astrologie (Yoré Déa 179, 1). L'astrologie ne doit pas être une fin en soi dans le judaïsme ! C'est-à-dire que le croyant doit garder en tête que c'est Dieu qui gère tout, et que ses propres actions peuvent influencer le Destin, bon ou mauvais, donc il ne faut pas sombrer dans le déterminisme.


Nous avons également vu l'origine d'une expression : faire l'école buissonnière. L'origine de cette expression nous ramène dans les écoles du XVI e siècle, quand Martin Luther, théologien, professeur et père de la Réforme protestante, défia l’autorité du pape en ne reconnaissant que la Bible pour autorité religieuse légitime. Il prêchait de manière clandestine et caché dans des buissons, puisqu'il n'y était pas autorisé. C'est ce qu'on nomme "l'école buissonnière". Le Parlement avait finalement découvert ces pratiques et a interdit l'école buissonnière.


Il y a eu le 27 janvier au soir, la fête juive de Tou Bichvat, fête juive relative aux arbres, et plus largement à l'agriculture. Ce jour marque le début d’une « nouvelle année » pour les arbres. C’est en effet à cette époque de l’année que les arbres les plus précoces de la terre émergent de leur sommeil hivernal et entament un nouveau cycle de floraison. Les juifs marquent ce jour en consommant des fruits, en particulier ceux à travers lesquels la Torah fait l’éloge de l’abondance de la Terre Sainte : les raisins, les figues, les grenades, les olives et les dattes. (Deutéronome 8, 8) D’après la loi biblique, il existe un cycle agricole de sept ans qui s’achève par l’année sabbatique, la Chemitah. Lorsque le Saint Temple se tenait à Jérusalem, la première, la seconde, la quatrième et la cinquième année de ce cycle, les fermiers devaient prélever une seconde dîme de leur récolte et la consommer à Jérusalem. Cette dîme s’appelle Maasser Chéni, la Seconde Dîme, car elle s’ajoute (aux deux pour cent qui doivent être données au Cohen et aux dix pour cent qui sont donnés au Lévite. Les troisième et sixième années du cycle, la seconde dîme est donnée aux pauvres qui pouvaient la consommer où bon leur semble. L’année sabbatique, aucune dîme n’est prélevée. Tous les produits de la terre qui poussent cette année-là sont sans propriétaire et quiconque peut les prendre. Il était donc primordial de déterminer le moment où la nouvelle année débute pour les produits agricoles. En cultivant des racines profondes – la foi en Dieu et l'engagement dans Ses voies –, le juif produit de nombreux fruits : la Torah et les Mitsvot.


J'ai également partagé un post intitulé "ce mot qui m'a fait comprendre un verset" = le mot arabe الرحم qui signifie utérus. Dans la sourate 2 au verset 222, on lit : Et ils t’interrogent sur les règles des femmes. Dis: “C’est un mal”. Vous devrez éviter les rapports sexuels avec les femmes durant les règles et ne les approchez pas, tant qu'elles ne sont pas propres. Quand elles sont propres, alors allez à elles comme Allah vous l’ a ordonné. Certes Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui sont propres. Le terme "utérus" en arabe possède la même racine que le mot "miséricorde". Petit point de physiologie : qu'est ce que les règles ? C'est un phénomène propre à chaque femme, ce sont des écoulements sanguins que les femmes vivent chaque mois pour une durée allant de 3 à 7 jours, et ce dès la puberté jusqu’à la ménopause. Lorsqu’à la puberté, une jeune fille a ses premières règles, cela signifie que son système reproducteur est arrivé à maturité. En d’autres termes, son appareil génital est prêt à accueillir une grossesse. S’il n’y a pas de grossesse, l’ovaire va considérablement diminuer sa production d’hormones. Par conséquent, cela déclenche le détachement du surplus de muqueuse utérine et l’évacuation de celui-ci par le vagin. Ce surplus, c’est ce qu’on appelle les règles, ou menstruations. Durant les règles, il est possible de ressentir des douleurs gênantes au niveau du ventre, liées aux prostaglandines (substances produites par la paroi utérine destinées à réguler l’activité du muscle utérin) causant la contraction de l’utérus. Pour évacuer le sang et le reste de muqueuse, l’utérus, sous l’effet des prostaglandines, se contracte pour mieux évacuer les règles. C'est donc tout cela les menstrues, et cette pause au niveau de la pratique (ne pas jeûner, ne pas prier) est souvent vécue comme une miséricorde, pour se reposer, pour profiter de se détendre, et rester tranquille si les douleurs sont trop fortes. Ce n'est donc pas misogyne, mais plutôt même le contraire ! On comprend mieux l'utilisation du mot أَذًى, traduit par "mal" en français. En réalité, ce terme أَذًى est utilisé dans d'autres versets ( 2,296 blessure et 4,102 incommodation).


Et enfin, un post qui a été très apprécié ce mois-ci, un post sur la perruque. Une blogueuse juive parlait à ses lectrices de sa peur de porter le turban, surtout en France (elle ne vit pas en France) et qu'elle préférait porter la perruque si elle venait ici. Cela a suscité énormément de réactions de la part de mes propres lecteurs alors j'ai fait un petit récapitulatif sur la perruque. Par exemple, en tant que femme portant le foulard, les rav juifs (équivalent des savants) ont permis de porter une perruque pour les photos nécessaires au renouvellement d'une pièce d'identité, afin de ne pas compromettre les lois du pays dans lequel la personne vit. Voir Yabi'a Omer, volume 5, Even Haézer, réponse 5 et Otsar Dinim Laïcha Vélabat, page 789, Halakha 11. Le foulard constitue bien évidemment la façon la plus traditionnelle de se couvrir la tête, et, ce, depuis l’époque de la Guémara. Rav Ovadia Yosef, l’un des plus grands Possek (décisionnaire) du monde Séfarade, était strictement opposé à la perruque et interdisait fermement son port, puisqu’il jugeait que porter une perruque manquait de modestie. Je vous invite à découvrir l’histoire de Kim’hite, que le Talmud relate dans le traité Yoma (47a). Cette femme observait cette Mitsva scrupuleusement et veillait même à ce que les murs de sa maison n’aperçoivent ses cheveux en aucun cas ! Elle fut récompensée par sept fils qui furent nommés Cohanim (grands prêtres). Dans le judaïsme, la chevelure d’une femme devient sacrée lorsqu’elle passe sous la ‘Houppa et le statut de cette dernière change. Si vous avez regardé de nombreuses séries mettant en scène des femmes juives, vous remarquez qu'elles ont les cheveux découverts en arrivant dans la salle de mariage, et qu'une fois que la cérémonie est faite et qu'ils passent sous la 'Houppa, alors elle porte le foulard. En effet, la raison pour laquelle les cheveux d’une femme doivent être couverts repose sur le fait qu’elle réserve sa chevelure seulement pour son mari et non pour les autres hommes. En se couvrant la tête, la femme affirme qu’elle n’est pas disponible, que la beauté qu’elle possède est exclusive à son mari. Par surcroît, le couvre-chef constitue une barrière psychologique entre une femme et des étrangers. La perruque, quant à elle, est beaucoup plus récente. L’un des plus fervents défenseurs de ce couvre tête fut le Rabbi de Loubavitch. Ce dernier a cherché à encourager les femmes à se couvrir la tête, en préconisant le port de la perruque. Dans un contexte américain où le judaïsme fut en danger, le Rabbi a cherché à contrer ce phénomène en motivant les femmes à se couvrir la tête et à rester fermes dans leur observance des Mitsvot. Le Rabbi a souligné que l’apparence de la femme lui était très importante, et donc le port de la perruque lui permettrait de se sentir confiante vis-à-vis de son apparence. Selon lui, cet élément serait décisif dans la décision de la femme de se couvrir la tête ou non. En somme, ces deux avis font l’objet d’une controverse au sein du monde orthodoxe, et une femme qui ne sait pas quelle option choisir doit consulter son autorité rabbinique.


Voilà pour les publications les plus importantes du mois !















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