#8 QUOI DE NEUF SUR INSTA

Ca grimpe, ça grimpe ! Plus de 13200 personnes suivent quotidiennement les partages, posts, live qui se déroulent sur la plateforme ! Mais si vous n'avez toujours pas décidé de vous faire un compte, pas de problème : je récapitule tout ici.


QU'EST CE QUE LA KETUBAH ?

La Ketubah est à l’origine un décret rabbinique, qui a été institué pour protéger la femme en cas de divorce. Étant en effet très surpris de la facilité avec laquelle les hommes pouvaient divorcer, les Sages juifs ont instauré cette règle selon laquelle un homme ne peut épouser une femme sans lui garantir une compensation financière en cas de divorce. La Ketubah est un contrat unilatéral dans lequel sont décrites toutes les obligations et responsabilités que le mari se doit de tenir envers sa femme, qui sont au nombre de dix : Il a l’obligation de la nourrir, de l’habiller, de satisfaire ses demandes dans l’intimité, de la compenser financièrement s’il décide de divorcer ou s’il meurt avant elle, de payer ses frais médicaux si elle tombe malade, de payer une rançon si elle est prise en otage, si la femme décède avant le mari, il doit s’engager à payer les frais de l’enterrement, Après que le mari décède, les enfants doivent hériter de l’argent promis dans la ketubah avant que le reste de l’héritage ne soit divisé parmi les héritiers, S’il advenait que le mari ne meurt avant la femme, cette dernière a le droit de vivre dans sa ou ses propriétés jusqu’à ce qu’elle décède à son tour ou qu’elle se remarie. Et ses filles ont également le droit de résider dans ses propriétés jusqu’à ce qu’elles se marient elles-mêmes. Après la signature de la Kétubah par les deux témoins, l'homme la reçoit dans ses mains afin de la remettre à la femme. Dans certaines communautés, le Rav qui a dirigé le mariage la remet directement à la femme ou à sa maman. Certains l’encadrent avant de l'accrocher au mur. C'est l'une des meilleurs Ségoula (conseil, action) pour vivre en harmonie et dans la bonne entente car, de cette manière, le mari ne risque pas de manquer à ses devoirs envers son épouse. Sources : Talmud Kétoubot 16b, 51a, 56b, 57a, 62b, 88b, 89a, 89b, Talmud Yebamot 117a, Edouyot, chapitre 1, Michna 12, Talmud Baba Métsia 7b, 20a, Talmud Kiddouchin 50b


LA SERIE LES SHTISEL

Surfant sur le succès de la série UNORTHODOX, Netflix remet ça avec la série Les Shitsel. Une famille à Jérusalem, qui raconte l’histoire tourmentée de Shulem, Malka, Giti et Akiva, Juifs ‘haredis du quartier de Geula, à Jérusalem. Mais pour autant, elle est très différente, puisqu'elle présente la communauté ‘haredi d’une manière beaucoup moins connue. Là où souvent, les séries aiment les montrer comme des gens hors du temps, en dehors des considérations de Mr et Mme tout le monde, ici les problèmes des personnages sont ceux de n’importe quelle famille. Ce n'est pas une série sur l'orthodoxie juive mais une série avec des juifs orthodoxes dedans ! Vous voyez la nuance ? On a Giti la mère de cinq enfants, qui doit soudain faire des ménages et gagner de l'argent. On a Akiva, rabbin dans une école religieuse et Elisheva, om l'union n'est pas forcément l'union idéale : c'est la mère d’un de ses élèves, deux fois veuve et bien plus âgée que lui. Ou bien on a Malka, la grand-mère octogénaire que l’on a placé en maison de retraite, qui fait, dans le premier épisode par exemple, l’acquisition d’un poste de télévision où elle découvre pour la première fois les séries télévisées qu’elle suit avec assiduité, au grand dam de son fils Shulem, puisque pour le coup, ce qu'elle y voit N'EST PAS TRES ORTHODOXE ^^. Points positifs : Il y a des histoires en dehors de la religion, mais on apprend quand même des points religieux et c'est bien pour entendre de l'hébreu. Points négatifs : quelques clichés, et certains n'aimeront pas justement ce côté VO.



CONNAISSEZ-VOUS LES HAREDIM ?

On vient de parler de la série les SHTISEL, mais peut-être que certains d'entre vous ignorent qui sont les haredim que la série met en avant. Le terme haredim est souvent traduit par « craignant-Dieu », parce qu'en hébreu, le verbe Harada est le plus haut degré de la peur. Peur de quoi ? De transgresser 613 les Commandements (mitsvot) de la Torah. On les reconnait au premier coup d'oeil : par leur habillement, on comprend qu’ils ont des comportements et des pratiques religieuses qui ne sont pas celles de la majorité — ils souhaitent être reconnus comme tels. Long manteau noir, chapeau, peot, longue barbe ... On les reconnait au premier coup d'oeil : par leur habillement, on comprend qu’ils ont des comportements et des pratiques religieuses qui ne sont pas celles de la majorité — ils souhaitent être reconnus comme tels. Long manteau noir, chapeau, peot, longue barbe ... Ce manteau s'appelle un Bekeshe. Ce manteau noir est porté en signe d'humilité : la coupe pudique ne laissant pas apparaître les formes, la couleur noir passe-partout signe d'humilité également. Tous les rabbanim ou personnes ayant un certain statut portaient le chapeau à l'époque. Cela est mentionné dans le Talmud (traité Kidouchin chapitre 1). C’est donc le cas pour tous ceux qui s’identifient au monde juif pratiquant orthodoxe. A ne pas confondre avec le Shtreimel, le chapeau de fourrure. Traditionnellement porté par la communauté Ashkénaze. Par exemple, il est écrit qu’il est impératif de mettre un chapeau dans la prière car "nous nous trouvons devant le Roi des rois, et il convient d’être habillé devant Lui avec honneur." Certains haredim ne coupent pas les cheveux de la région des tempes. Cette région porte le nom de "Péote". Il est interdit d'ôter cette chevelure en égalisant la ligne des cheveux derrière les oreilles jusqu'au haut du front, en donnant ainsi à la chevelure une forme circulaire. On enfreint cette interdiction dès que l'on retire deux cheveux de cette région de la tête. Le verset concernant cette Mitsva se trouve dans le livre Vayikra, chapitre 19, verset 27. Il n'est pas obligatoire d'y laisser des cheveux longs [comme cela est de coutume dans certaines communautés]. Il suffit que chaque cheveu de la région en question soit d'une longueur de 5-6 millimètres minimum. Rav Chimchon R. Hirsch :

Le cerveau est composé de deux parties essentielles : le petit cerveau et le grand cerveau. L'un, gère les pulsions physiques et matérielles. L'autre, dirige les tendances plutôt intellectuelles et morales.

Le souci primordial du juif doit toujours être la valeur spirituelle. La lutte pour l'existence ne doit pas repousser au second plan les exigences de l'esprit. Les avantages matériels dont nous jouissons doivent nous aider à trouver la voie conduisant vers le Maître du monde. Pour mener à bien cette mission, il faut marquer correctement la limite et la frontière entre ces deux concurrents-ennemis.

La Torah, dans sa profonde sagesse, a décidé de faire cela à l'endroit même du combat : entre ces deux parties du cerveau. Pour avoir à l'esprit constamment et ne pas oublier cet enseignement si précieux.


ILS NE L'ONT PAS TUÉ NI CRUCIFIÉ - 4,157

A l'occasion de la fête de Pâques, un verset coranique nous dit : ils ne l'ont pas tué ni crucifié, mais ce n'était qu'un faux-semblant (4,157). Le terme شُبِّهَ utilisé dans le verset et traduit dans la majorité des éditions par " faux-semblant " possède plusieurs signification : شُبِّهَ : être douteux, équivoque ; شَابه : ressembler, apparenter, égaler ; أَشْبَهَ : ressembler à ; شَبَه : similitude, ressemblance, analogie. Dans cette forme précise شُبِّهَ , on ne le retrouve que dans ce verset précis, mais sinon on le retrouve par exemple dans le verset 25 de la sourate 2 avec le terme مُتَشَٰبِهًا traduit par " des choses ressemblantes "ou dans le verset 70 de la sourate 2 avec le terme تَشَٰبَهَ traduit par " elles se confondent " ou encore dans le verset 7 de la sourate 3, avec le terme مُتَشَٰبِهَٰتٌ traduit par " qui se ressemblent ". En général, ce verset est expliqué de la sorte : ceux qui ont voulu crucifié Jésus ont pensé l'avoir fait, mais Dieu a remplacé Jésus par quelqu'un qui lui ressemblait, ainsi ils n'y ont vu que du feu. (Exemple tiré des tafasirs, commentaires explicatifs du Coran). Argument réfuté par quelques branches de l'islam, vous trouverez aisément maintenant, sur Internet, des articles réfutant cette théorie. Je vous le dis, libre à vous d'aller les lire, ou non. La plupart du temps il s'agit d'interprétations uniquement basées sur le Coran, sans mentionné des ahadiths qui parlent de la Crucifixion de Jésus et qui viennent appuyer la théorie du faux-semblant. Et dans les autres religions : On connait l'importance de la Crucifixion de Jésus dans le dogme chrétien, mais saviez-vous qu'il fut un temps où l'expression « peuple déicide » pour désigner les juifs était utilisée ? On lit dans l’évangile selon Marc : « L’inscription portant le motif de sa condamnation était ainsi libellée : Le roi des Juifs » (Marc 15, 26). Du point de vue des autorités, Jésus est coupable d’avoir aspiré à la royauté. Ponce Pilate, gouverneur romain de Judée, finit par condamner Jésus, bien à contrecœur, selon les évangiles. Il se fait même l’avocat de Jésus : « Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort » (Luc 23, 22). C’est l’aristocratie sacerdotale juive et ses chefs, les grands prêtres, qui demandent que Jésus soit mis à mort. Si Jésus se prononce en faveur de l’impôt dû à l’empereur, il conteste par contre le paiement de l’autre impôt que payaient également les Juifs : l’argent « sacré », une somme destinée à Dieu, en fait versée aux prêtres, source de grandes richesses pour l’aristocratie sacerdotale. Jésus est donc condamné par une élite soucieuse de maintenir sa domination. Pilate, d’après les évangiles, n’en est pas moins coupable par sa lâcheté : craignant lui aussi pour son poste, il accepte de valider la condamnation, tout en s’en lavant les mains. Le Catéchisme de l'Église catholique, publié en 1992, réaffirme que les Juifs ne sont pas responsables de la mort de Jésus et reprend l'argument du concile de Trente sur l'« ignorance » du peuple juif : « En tenant compte de la complexité historique du procès de Jésus manifestée dans les récits évangéliques, et quel que puisse être le péché personnel des acteurs du procès (Judas, le Sanhédrin, Pilate) que seul Dieu connaît, on ne peut en attribuer la responsabilité à l'ensemble des Juifs de Jérusalem, malgré les cris d'une foule manipulée et les reproches globaux contenus dans les appels à la conversion après la Pentecôte. Jésus Lui-même en pardonnant sur la Croix et Pierre à sa suite ont fait droit « à l'ignorance » (Ac 3:17) des Juifs de Jérusalem et même de leurs chefs. »


VENDREDI SAINT, UN JOUR DE JEÛNE

Dans le Code de Droit canonique, on lit : Can. 1250 - Les jours et temps de pénitence pour l’Église tout entière sont chaque vendredi de toute l’année et le temps du Carême. Can. 1251 - L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture, selon les dispositions de la conférence des Évêques, sera observée chaque vendredi de l’année, à moins qu’il ne tombe l’un des jours marqués comme solennité ; mais l’abstinence et le jeûne seront observés le Mercredi des Cendres et le Vendredi de la Passion et de la Mort de Notre Seigneur Jésus Christ. Can. 1252 - Sont tenus par la loi de l’abstinence, les fidèles qui ont quatorze ans révolus ; mais sont liés par la loi du jeûne tous les fidèles majeurs jusqu’à la soixantième année commencée. Les pasteurs d’âmes et les parents veilleront cependant à ce que les jeunes dispensés de la loi du jeûne et de l’abstinence en raison de leur âge soient formés au vrai sens de la pénitence. Can. 1253 - La conférence des Évêques peut préciser davantage les modalités d’observance du jeûne et de l’abstinence, ainsi que les autres formes de pénitence, surtout les oeuvres de charité et les exercices de piété qui peuvent tenir lieu en tout ou en partie de l’abstinence et du jeûne. Sans spoiler la teneur du jeûne dans les religions (un live aura lieu le 7 avril à 21), il est intéressant de rappeler que le jeûne selon le Code canonique « est lié au mot « pénitence ». « Issu du latin “paenitentia” - qui traduit l’injonction du Christ “convertissez-vous” -, ce terme appelle donc étymologiquement à un changement de vie, de comportement, de mode de relation à Dieu et aux autres ». Le jeûne est une manière de changer son quotidien, de faire des efforts, de se recentrer sur autre chose que ses envies : manger, boire. Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée, avec une alimentation frugale le matin et le soir. On ne doit rien manger entre les repas. A l'origine sans viande, ni œuf, ni laitage, ni vin, il s’est progressivement adouci et depuis 1949, le jeûne est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint. Le pape Jean Paul II avait proposé aussi un usage plus modéré de la télévision pour faire pénitence pendant le carême. Certes, l’Église a assoupli les règles et pratiques pénitentielles du Carême catholique, mais elle demande toujours aux fidèles de vivre ces quarante jours comme un temps de pénitence et de conversion. Il est particulièrement souhaitable de faire le chemin de croix le Vendredi saint et les vendredis de Carême. Beaucoup de paroisses organisent des chemins de croix tous les vendredis de ce temps liturgique. Si vous avez été en établissement privé, un repas constitué d’un bol de riz est souvent organisé le mercredi des Cendres ou plusieurs vendredi de carême. Au lieu de prendre un repas habituel, on mange ce bol de riz. La différence avec le prix d’un repas normal est versée à une association caritative. Le pape Jean Paul II avait proposé aussi un usage plus modéré de la télévision pour faire pénitence pendant le carême. Certes, l’Église a assoupli les règles et pratiques pénitentielles du Carême catholique, mais elle demande toujours aux fidèles de vivre ces quarante jours comme un temps de pénitence et de conversion. Il est particulièrement souhaitable de faire le chemin de croix le Vendredi saint et les vendredis de Carême. Beaucoup de paroisses organisent des chemins de croix tous les vendredis de ce temps liturgique. Si vous avez été en établissement privé, un repas constitué d’un bol de riz est souvent organisé le mercredi des Cendres ou plusieurs vendredi de carême. Au lieu de prendre un repas habituel, on mange ce bol de riz. La différence avec le prix d’un repas normal est versée à une association caritative. Et cette histoire de viande alors ? Puisque les chrétiens croient que le Christ a souffert et est mort sur la croix un vendredi, les chrétiens ont dès les premiers temps privilégié cette journée pour unir leurs souffrances à celles de Jésus. On l'oublie car dans notre société, la viande n'est plus un plat "rare", mais la viande a été privilégiée pour marquer les fêtes et les célébrations. On parle de sacrifice ! On consomme cette viande ensuite. Ca n'a plus le même sens aujourd'hui où le sacrifice est peut-être d'aller à pied au centre commercial effectuer cet achat, alors qu'on a une voiture ^^ Étant donné que le vendredi était considéré comme un jour de pénitence et de mortification, manger de la viande pour « célébrer » la mort du Christ semblait inapproprié. Et les autres chrétiens alors ? L’année orthodoxe compte quatre grandes périodes de jeûne (abstinence de viande, de poisson et de laitage) dont le Grand Carême (sept semaines avant Pâques) ; La Réforme au XVIe siècle met un frein à la pratique religieuse du jeûne. Les réformateurs y voient une dérive de l’Église catholique de l’époque. Aujourd'hui, des appels à jeûner pour des causes (climat, violence etc) voient le jour. Un retour à cette pratique est observée. Les juifs et les musulmans ne célèbrent pas le vendredi saint et ne jeûnent pas pour ce jour. Toutefois : si aujourd'hui, en principe, les musulmans peuvent aller manger un O-Fish à Macdo, ils le doivent à Lou Groen ! En 1962 Lou Groen possède un McDo à Cincinnati dans l’Ohio, aux USA, dans un quartier habité essentiellement par des catholiques. Avec cette absence de viande le jour du vendredi, Groen eut donc l’idée de mettre au point un sandwich pour eux ce jour de la semaine. Il créa ainsi le Filet-O-Fish. Le succès fut tel que le Filet-o-fish fut rajouté à la carte de tous les McDo du pays dès 1965. J'ai dit "musulman" et "en principe" ! Je vous laisse avec une vidéo pour la cacheroute du filet O fish !


LE DERNIER REPAS DE JESUS/ISA

Marc 14,12 Le premier jour des pains sans levain, où l'on sacrifiait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui dirent: «Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque?» 16 Ses disciples partirent, arrivèrent à la ville et trouvèrent tout comme il le leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque. 17 Le soir venu, il s'y rendit avec les douze. 18 Pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit: «Je vous le dis en vérité, l'un de vous, qui mange avec moi, me trahira.» 22 Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant: «Prenez, [mangez,] ceci est mon corps.» 23 Il prit ensuite une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna et ils en burent tous. 24 Il leur dit: «Ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup.


Coran sourate 5 versets 112 (Rappelle-toi le moment) où les Apôtres dirent: « Ô 'Isa (Jésus), fils de Maryam (Marie), se peut-il que ton Seigneur fasse descendre sur nous du ciel une table servie ? » Il leur dit: « Craignez plutôt Allah, si vous êtes croyants. » 113 Ils dirent: « Nous voulons en manger, rassurer ainsi nos cœurs, savoir que tu nous as réellement dit la vérité et en être parmi les témoins. » 114 « Ô Allah, notre Seigneur, dit 'Isa (Jésus), fils de Maryam (Marie), fais descendre du ciel sur nous une table servie qui soit une fête pour nous, pour le premier d'entre nous, comme pour le dernier, ainsi qu'un signe de Ta part. Nourris-nous: Tu es le meilleur des nourrisseurs. » 115 « Oui, dit Allah, Je la ferai descendre sur vous. Mais ensuite, quiconque d'entre vous refuse de croire, Je le châtierai d'un châtiment dont Je ne châtierai personne d'autre dans l'univers. » On lit dans le commentaire de cette sourate (Tome 3 du Tafsir d'Ibn Kathir, sourate 5, verset 112) Les anges descendirent du ciel en volant, portant une table garnie de sept poissons et sept morceaux de pain et la posèrent devant eux. Du premier d’entre les gens jusqu’au dernier en mangèrent et la table demeura toujours garnie comme lors de sa descente». Ammar Ben Yasser rapporte d’après le Prophète ﷺ qu’il a dit: « La table étaient composée de la viande et du pain. Les hommes étaient ordonnés de ne plus trahir et de rien en faire comme provision pour le lendemain. Mais ils ont trahi et en fait provision. Ils furent alors transformés en singes et porcs ».


Que retenir d'important : Ces versets bibliques marquent l'instauration de l'Eucharistie. L'Eucharistie est l'objet de nombreuses divergences dans des groupes chrétiens : certains réfutent également cette « transsubstantiation », principe catholique selon lequel Jésus est réellement présent dans l’Eucharistie sous les apparences du pain et du vin. Les mormons qui ne consomment pas d'alcool, remplacent le vin par de l'eau lors de la cérémonie de sainte Cène.


STORY : AMENDEMENTS, POLITIQUE

A l’article 1er du projet de loi confortant le respect des principes de la République, le texte contre le séparatisme, le Sénat a adopté ce 30 mars un amendement, soutenu par une très large partie du groupe Les Républicains, visant à étendre le principe de neutralité religieuse aux accompagnants des sorties scolaires. Que s'est-il passé exactement ? L’amendement, présenté par Max Brisson (LR), a été adopté dans la soirée par 177 voix pour, et 141 contre. Un amendement similaire avait été rejeté de justesse en commission des lois il y a deux semaines. L’amendement LR, qui intervient après la lecture à l’Assemblée nationale, pourrait donc renforcer la loi de 2004, qui pose l’interdiction du port de tenues ou de signes religieux, dans les écoles, collèges ou lycées. Une majorité de sénateurs l’ont étendue aux « personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l’enseignement dans ou en dehors des établissements ». « Une sortie scolaire est un acte pédagogique, c’est l’école hors des murs […] La neutralité doit s’imposer à tous ceux qui y participent, et ce pour toutes les activités, y compris pour ceux qui accompagnent les sorties scolaires », a estimé le sénateur Max Brisson. Et d’ajouter que les enfants avaient « besoin de repères » et que le respect de la laïcité n’était pas un « grand sacrifice » pour les parents. Présentés par des sénateurs Les Républicains (LR) et du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), les amendements ne désignent nommément ni les mères voilées, déjà la cible de deux offensives sénatoriales depuis deux ans, ni même les collaborateurs occasionnels des services publics, notion juridique sujette à controverse s’agissant des parents qui accompagnent bénévolement les sorties scolaires des classes de leurs enfants. Ce mardi, une majorité de sénateurs a étendu l’interdiction faite depuis 2004 aux élèves des écoles, collèges et lycées de porter des « signes ou tenues par lesquels [ils] manifestent ostensiblement une appartenance religieuse » aux « personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l’enseignement dans ou en dehors des établissements, organisées par ces écoles et établissements publics locaux d’enseignement ». LE SYSTEME JURIDIQUE FRANCAIS : Hier, en dehors du fait que les gens ont plus partagé les titres "putaclic" plutôt que de chercher la teneur exacte de l'amendement, certains ont aussi dit "une loi contre les mamans voilées accompagnatrices a été votée".

Ce n'est pas de leur faute, il y a peu d'éducation au système juridique français qui est fait dans le pays.

Problématique puisque si on ne sait pas comment le système fonctionne, on ne sait pas se défendre convenablement. C'est ce qui se passe d'ailleurs, les gens se laissent attaquer en espérant que quelqu'un de plus compétent prendra le problème à coeur. Bref. Quelles sont les étapes du vote d’une loi ? Qu'est ce qu'un amendement ? Qu'est ce qu'un sénateur ? Le Parlement vote la loi et contrôle le Gouvernement. Sous la Ve République il est composé de deux chambres, l'Assemblée nationale et le Sénat. Le Parlement français est composé de deux chambres :

  • l’Assemblée nationale, élue directement par les citoyens,

  • le Sénat, élu au suffrage indirect

L’Assemblée nationale est composée de 577 députés, élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans lors d'élections législatives. C'est donc, ces députés, qui proposent les lois. Pour info, cette élection a recueilli en 2017 51,29 % d'abstention. Seule l'Assemblée Nationale peut mettre en cause la responsabilité du Gouvernement en lui refusant sa confiance. Les députés sont donc extrêmement importants ! Le député détient des compétences diverses : il peut déposer des propositions de loi ; en commission, puis en séance publique, il peut proposer, par amendement, des modifications au texte examiné et prendre la parole ; après le vote d’une loi, un député peut, avec au moins 59 autres députés, saisir le Conseil constitutionnel pour qu’il se prononce sur la conformité du texte voté à la Constitution ; il peut également, en signant une motion de censure qui sera soumise au vote de l’ensemble des députés, mettre en cause la responsabilité du Gouvernement. Etc etc.


Le Sénat est composé de 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect. Cela signifie qu’ils sont élus, non pas directement par les citoyens, mais par des personnes qui, elles, ont été élues au suffrage universel ( députés, conseillers régionaux, conseillers départementaux et conseillers municipaux). Il dispose de pouvoirs moins étendus. Lors de l’examen d’un texte, en cas de désaccord avec l’Assemblée nationale, le Sénat n’a pas le dernier mot. Le Gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de statuer en dernier ressort.



VOTER UNE LOI L’initiative de la loi est une compétence partagée, qui appartient à la fois au Gouvernement et aux parlementaires (députés et sénateurs). Les projets et propositions de loi doivent être examinés par le Parlement. On appelle "projets de loi" les textes déposés au nom du gouvernement, devant l’une ou l’autre des Assemblées, par le Premier ministre. On dénomme, au contraire, "propositions de loi" les textes qui proviennent d’une initiative parlementaire. Dans le cadre de notre amendement d'hier, c'est dans le cadre du PROJET de loi.


Le texte est d’abord examiné par la commission permanente parlementaire compétente pour le domaine concerné par la future loi. Elle désigne un rapporteur qui étudie le texte et qui rédige un rapport. Il peut, comme les autres membres de la commission, proposer des modifications au texte de la future loi. Ce sont des amendements. Le rapport est ensuite adopté par la commission. Pour rappel, je vous avais mis sur Youtube une vidéo qui reprenait la commission parlementaire du projet, afin qu'on s'alerte ensemble et rapidement. Le projet ou la proposition de loi, après inscription à l’ordre du jour, peut être examiné(e) par la première assemblée où il a été déposé (Assemblée nationale ou Sénat) à l’issue d’un délai minimal de six semaines après son dépôt. Une fois adopté, le texte est transmis à la seconde assemblée. Il reste encore plusieurs étapes. Le site "vie-publique.fr" est très bien fait et explique super bien les choses. Mais en gros, ensuite, la seconde assemblée examine le texte selon les mêmes règles, après un délai de quatre semaines après sa transmission (quinze jours si le Gouvernement engage la procédure accélérée). Des amendements peuvent aussi être votés.


Le texte modifié doit alors repartir vers la première assemblée pour être à nouveau examiné. Pendant cette phase de va-et-vient, dite de navette parlementaire, entre Assemblée nationale et Sénat, seuls les articles modifiés sont étudiés. Le projet, ou la proposition de loi, est réputé adopté lorsqu'il est voté dans les mêmes termes par les deux assemblées. En cas de désaccord, le Gouvernement peut convoquer une commission mixte paritaire (CMP). Cette procédure est enclenchée après deux lectures du texte par chaque assemblée sauf si le Gouvernement a engagé la procédure accélérée. Dans ce dernier cas, la réunion de la commission intervient après une seule lecture. En cas d’échec, une nouvelle lecture du texte a lieu dans les deux assemblées, et le Gouvernement peut donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, qui tire un surcroît de légitimité de son élection au suffrage universel direct (ceux pour qui, les citoyens ont voté donc). Le texte adopté à l’issue de l’examen parlementaire est ensuite promulgué par le président de la République dans les quinze jours. Pendant ce délai, le Président peut demander un nouvel examen du texte et le Conseil constitutionnel peut être saisi pour vérifier qu’il n’est pas contraire à la Constitution. La loi promulguée entre en vigueur après sa publication au Journal officiel, et des décrets d’application permettent sa mise en œuvre. J'espère que c'était suffisamment clair, moi ma partie c'est le religieux, mais je pensais que cela vous intéresserait tout de même d'avoir quelques pistes de compréhension des étapes. Je ne parle pas du tout du fait de voter, ne pas voter etc, cette story est uniquement dans un but de COMPREHENSION de comment fonctionne le pays dans lequel on vit et comment ça se passe quand on nous titre des journaux qui nous visent directement et qui semblent avoir un impact sur notre vie quotidienne. Ca me semble primordial de connaître cela, vraiment.


POURQUOI LES MORMONS BAPTISENT LES MORTS :

Les membres de l’Église des Saints des Derniers Jours (les mormons) continuent à rechercher leur lignage familial, entre autres pour identifier correctement les ancêtres décédés afin de pouvoir accomplir des ordonnances (lois, ordres divin). Les mormons croient qu'après la mort terrestre, les morts vont dans le monde des esprits. C'est un lieu d’attente, de travail, d’apprentissage et, pour ceux qui ont fait le bien sur terre, c'est un lieu de repos des soucis et du chagrin. L'esprit du mort y vit jusqu’au jour de la Résurrection. C'est un lieu d'apprentissage : que cela signifie-t-il ? En effet, les mormons considèrent que la personne décédée peut encore accepter le message de Jésus et que justement, dans le monde des esprits, elle l'apprend. C'est comme une seconde chance. Elle a le choix de l'accepter, ou de le nier. Considérant qu'elle accepte le message, ceux qui sont restés sur terre doivent accomplir le baptême en son nom, puisqu'elle ne l'a pas fait de son vivant. LE BAPTÊME DES MORTS : Le baptême étant une ordonnance, les mormons qui ont retrouvé leurs ancêtres grâce à la généalogie se font baptiser au nom de leurs ancêtres, et les laissent ensuite décider. Exemple : Je suis mormone, et je trouve une arrière arrière arrière tante dans ma ligne généalogique. Elle n'est pas mormone. Je me rends au temple et je me fais baptiser "pour mon ancêtre". Ensuite, dans le monde des esprits où vit mon ancêtre décédée, elle accepte ou non ce baptême. Les mormons possèdent des archives et des accès aux archives. Chaque fois qu'une ordonnance pour un ancêtre est effectuée, cela est mentionné sur le fichier pour éviter les doublons. (Admettons qu'une cousine éloignée a elle aussi retrouvé cette arrière arrière arrière tante, et qu'elle décide aussi de faire le baptême ... ). Bon, depuis quelques temps, les autorités mormones ont indiqué qu'il fallait s'en tenir aux ancêtres directs, pour limiter les abus et les scandales. POURQUOI EST-CE IMPORTANT ? Cela montre l'importance pour les mormons de connaître la généalogie, et d'y consacrer du temps. Cela permet de chercher l'histoire de sa famille, de ses ancêtres. C'est l'occasion de se rapprocher. C'est très important aussi puisque la Bible mentionne souvent lorsque les fonctions sacerdotales ou certaines bénédictions étaient réservées à une famille particulière, les Cohen par exemple. On a aussi souvent les descriptifs généalogiques des prophètes, qui sont les parents, les enfants etc. ET LES AUTRES RELIGIONS ?

Les religions insistent sur la filiation : il y a des règles spéciales dans certains aspects de la filiation : interdiction de mariage, héritage ... Ignorer cette filiation ne peut manquer d'avoir un impact négatif et privera certainement les héritiers de leurs droits dans l'héritage. Mais pour autant, si pour les mormons ça fait vraiment partie de la religion, c'est une "adoration" de rechercher ses ancêtres, ce n'est pas le cas dans les autres branches. Il n'y a pas de baptême dans le judaïsme ni dans l'islam. Si les mormons justifient le baptême des morts par un verset biblique tiré de 1 Corinthien 15, 29 Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils baptiser pour eux? cette pratique est décriée et il y a même eu des scandales en lien avec l'holocauste (baptêmes de juifs décédées) et le Vatican (catholique) a même envoyé une commission pour empêcher les mormons d'avoir accès aux registres catholiques afin de baptiser des catholiques décédés. Pour l'anecdote c'est suite à la diffusion de ce reportage que je me suis intéressée aux mormons. Plus une religion est critiquée, plus je me dis qu'il y a quelque chose de louche derrière le traitement médiatique de cette dernière. Lors de ma visite au temple de Paris, j'ai pu discuter avec eux et ensuite rencontrer les mormons de ma ville, et assister à des cérémonies etc. Ce sensationnalisme médiatique ouvre des portes à la connaissance : combien de conversions à l'islam observe-t-on en ce moment suite à la lumière qui est faite quotidiennement sur cette religion ?





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